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majesté, îl demanda d’être déchargé dela gaule des sceaux, & les renvoya au roipar le íichr de Puisieux son Lis, secre-taire d’état. Le roi les donna à son pre-mier valet-de-chambre, pour les mettredans ses coffres du roi, dont il avoit leselefs.
Le 6 du même mois, le roi ordonnaau sieur de la Ville-aux-Clercs, secrétai-re de ses commandemens, d’expédierdes
révisions de gardes dessceaux, le nom en
lanc ; & le roi les ayant signées & viséesde fa main , les fit remplir de la personned’Etienne d’Aligre, qtii avoit cté conseil-ler au grand-conseil, & étoit pour lorsconseiller d’état & finances, lequel prêtaferment entre les mains du roi immédia-tement après que ses provisions furentscellées. Ses provisions portoient quec’étoit pour tenir ledit office, aux hon-neurs, droits, Ne. dont les gardes dessceaux de France avoient ci-devant.joui,ou qui lui seroient attribués par S. M. &généralement de toutes les fonctions quidépendoient dud'it office, avec pareilleautorité & pouvoir que celui dont leschanceliers de France avoient accoutu-mé d’user & de jouir ; même de présidercn toutes les cours dc parlement, grand-confeil & antres cours souveraines, pourfur icelles, & toutes autres justices & ju-risdictions du royaume, avoir l’reil &fur-intendance , comme un chancelierpouvoit & devoit faire, à cause de son ditoffice & dignité : & encore qu’avenantvacation duisit office de chancelier, il de-meurerai joint & uni avec ledit état degarde dessceaux, pour en jouir commeles chanceliers de France, fans qu’il eutbesoin d’autres lettres de provisions ni deconfirmation; fans diminution toutefoisdes droits, gages, états & pensions duchancelier de Sillery , que 8. M. voulutlui être continués fa vie durant.
Le chancelier de Sillery s'étoit retirécn fa maison de Sillery , suivant Tordrequ’il cn avoit reçu du roi le 4 février1624; il y mourut le premier octobresuivant. Le roiìlonna le 3 de nouvellesprovisions de chancelier à M. d’Aligre,éteignant & supprimant l’office de gardedes sceaux, dont il étoit pourvu.
Le premier jnin 1616, le chancelierd’Aligre rendit les sceaux au roi, qui luiordonna de sc retiner dans fa maison duPerche, où il demeura jusqu’à son dé-
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eès. Les sceaux furent donnés le mêmejour à Michel de Marillac , conseillerd’état & surintendant des finances, le-quel prêta serment entre les mains deS. M- Ses provisions portoient création& érection en fa faveur, d’un office degarde dessceaux de France , pour l'exer-cer aux mêmes honneurs & droits que sesautres gardes des sceaux, avec pareille au-torité & pouvoir que les chanceliers ;même de présider dans toutes les courssouveraines, pour fur icelles, & toutesautres jurisdictions, avoir l'œil & surin-tendance comme un chancelier; & quevacation avenantl'offiee de chancelier,il Fut joint & uni avec ledit état de gardedessceaux, sans qu’il eût besoin d’autresprovisions ni confirmation ; sous la ré-serve néanmoins des gages, droits, états& pensions du sieur d’Aligre, fa vie du-rant.
Toutes les grandes qualités & servi-ces du sieur de Marillac n’empêcherentpas ses ennemis d’exciter le roi à lui ôterles sceaux, qu’il avoit lui-même souventvoulu remettre. Le n novembre 1630,le roi envoya le sieur de la Ville-aux-Clercs , secrétaire d’état, retirer lessceaux des mains du sieur de Marillac,lequel fut conduit à Caen, puis a Lifieux,
6 enfin à Châteaudun, où il mourut 1 »
7 août 1632.
Deux jours après que les sceaux eu-rent été ôtés an sieur de Marillac,. le roiles donna à Charles de l'Aubespine, mar-quis de Château u eu f, commandeur &chancelier de Tordre du Saint-Esprit,conseiller d’état & finances. II prêta leserment accoutumé entre les mains duroi. Ses provisions contenoient les mê-mes clauses que celles du sieur de Ma-rillac. Etant venu au parlement pour yprésider , & les présidens ne s’étant paslevés à son arrivée, le roi, par une lettreadressée au procureur-général, déclaraque sa volonté étoit que les présidens selevassent lorsque le garde dessceaux vien-droit au parlement. Cet ordre ayant étéréitéré aux présidens dc la bouche mêmedu roi , & le garde ìessceaux étant entréen la grand’chambre le 12 août 1632,avant Tarrivée du roi qui vint tenir sonlit de justice, les présidens se leverent ;mais le premier président lui dit que cequ’ils en faisoient 11’étoit que parletrès-exprès commandement dv roi; que cela