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Tome XV. FORE - GENU
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G EN

rode des deux consonnes n c , nuis telt reíté.

Nous appercevrons sensiblement lamême influence dans les mots composésde notre langue , qui ne font pour la plu-part que des mots latins terminés a laFrançoise ; patri-moine , légis-lateur , lé-gìs-lation , juris-consulte , jurisprudence ,agri-culture, frontis-pice , homi-cide : &l’analogie nous a naturellement conduitsà conserver les droits de ce génitif dansles mots que nous avons composés parimitation ; part-agcr , cts-fort-ir, rcs-sor-tir , &c.

On voit par ce détail des services dugénitif dans la génération des mots, quele nom qu’on lui a donné le plus unani-mement a un juste Fondement ; quoiqu’iln’exprime pas l’el'pece de service pourlequel il paroît que ce cas a été princi-palement institué, je veux dire la déter-mination du sens vague du nom appella-tif auquel il est subordonné.

C’est pour cela qu’en latin il n’est ja-mais construit qu’avec un nom appella-tif, quoiqu’on rencontre souvent des lo-cutions où il paroît Hé à d’autres mots :mais on retrouve aisément par l’ellipsele nom appellatif auquel se rapporte legénitif.

I. II est quelquefois à la fuite d’unnom propre ; Terentia Ciceronis , supp.uxor } Sophia Septimì, supp. filio.

II. D’autres fois il fuit quelqu’un deces adjectifs présentés fous la terminai-son neutre, & réputés pronoms par lafoule des grammairiens; adid locormn ,c'est-à-dire, adidptmclum locormn j quidrei est? e’est-à-dire, quodmomentum rei est ?

III. Souvent il paroît modifier toutautre adjectif dont le corrélatif est ex-primé ou supposé : plenus •vini , lafus via-rum, supp. de copia vini , de laborcvia-rum. C’est la même chose après le com-paratif & le superlatif ; fortior mantmm ,frimus ou docíijjlmus omnium , supp. enuméro manuum , e numéro omnium.

IV. Plus souvent encore le génitif aieà la suite d’un verbe, & les méthodistesénoncent expressément qu’il en est le ré-gime ; c’est une erreur, il ne peutl’êtreen latin que d’un nom appellatif, & l’el-lipse le ramené à cette construction. IIest aisé de le vérifier sur des exemplesqui réuniront à peu près tous les cas. Estrégis , c’cst-à-dire, est ojpçium régis. Re-

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serf Cœsaris , c’est-à-dire, refert ad remCar. sari s ,- comme Plante a dit : ( in Pers. )Quid id ad me aut ad meam rem refert ?Intereft reipublicœ ; est inter negotia , estinter eommoda reipublica. Manet Romte ,c’est-à-dire, manet in urbe Rome.

On trouve communément le génitifaprès les verbes peenitere , pudere,piger e ,tœdere , miserere ; & les rudimentairesdisent que ces verbes font impersonnels ,que leur nominatif se met à l’accusatif ,& leur régime au génitif. II est aisé d’ap-percevoir les absurdités que renfermecette décision : nous ferons voir an motImpersonnel , que ces verbes fontréellement personnels, & que leur sujetdoit être au nominatif quand on l’expri-me. Nous allons montrer ici que leurprétendu régime au génitif est le régimedéterminatif du nom qui leur sert desujet; & que ce qu’on envisage ordinai-rement comme leur sujet sous la dénomi-nation ridicule de nominatif, est vérita-blement leur régime objectif.

On lit dans Plante : ( Stick, in arg. ) êstme quidem h.o c conditio nunc non pienitet :il est évident que hœc conditio est le sujetde pamitet , & que me en est le régimeobjectif ; & l’on pourroit rendre littéra-lement ces mots me hœc conditio nonpa-nìtet , par ceux-ci : cette condition ne meeine point, ne mefait aucune peine ; c’este sens littéral de ce verbe dans toutes lescirconstances. Cet exemple nous indiquele moyen de ramener tous les autres àl’analogie commune , en suppléant lesujet fous-entendu de chaque verbe :pcenìtet me faélì veut dire conscìentìafuBi pisnîtet me, le sentiment intérieurde mon action me peine.

Pareillement dans cette phrase de Ci-céron ( pro domo j , ut me non folum pigeâtjluUitiœ mern ,fed etiampudeat ; c’est toutsimplement, ut confcientiastultitìie me&nonfolum pigeât , fr d etiam pudeat me.

Dans celle-ci, funt homìnes quos infa-ntile fuie neque pudeat neque tœdeat ( s.Verr. ) ; suppléez turpitudo , & vous au-rez la construction pleine •. funt hommesquos turpitudo infamite fuie neque pudeatneque tœdeat.

De même dans cette autre qui est en-core de Cicéron, miferet me infelicìs fa-snitiee; suppléezyôrr, & vous aurez cettephrase eomplette,_/î>r; infelicis familiegmiferet me.