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Tome XV. FORE - GENU
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de suif pour empêcher Peau de le péné-trer. On fait fondre dnsuif, & avec ungros pinceau de poil de porc, on en cou-vre entierement les genouillères : ellesfont alors en état d’être employées engarnitures on d’être tirées à la main.

Le fourreau sert à soutenir sur Peau lapartie sur laquelle il est attaché; quantala gorge , elle est soutenue par le vuide

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qui se fait dans la fusée à mesure que lamatière enflammée en sort; la couduredu fourreau leur donne un mouvementinégal L tortueux, & le poussier donton a mis une demi charge, après troischarges de composition, les fait élanceren Pair, lorsque le feu parvient à cettematière. Manuel de Vartificier.

COMPOSITIONS pour genouillères de dixlìgnes de diamètre intérieur.

Compositions.

Salpêtre

Poussier.

SoUPRE.

Charbon.

Sable des i e -& 3 e ordres.

Feu ancien ..Feu commun. .Fpu chinois. .

liv. ove. gr.I o o

O O 0

I o o

liv. onc. gr.o o o

I o o

O O 0

liv. on. gr.040004030

liv. onc.gr .040

0 j 0

0 3 4

liv. onc. gr.000

000

070

GENRE, s. m. Grantm. Genre ou clajje,dans l'nfage ordinaire, fout à peu prèssynonymes, & signifient une collectiond’objets réunis fous un point de vue quileur est commun & propre : il est alleznaturel de croire que c’est dans le mêmesens que le mot genre a été introduit d’a-bord dans la grammaire , & qu'on n’avoulu marquer par cc mot qu’une classede noms réunis fous un point de vuecommun qui leur est exclusivement pro-pre. La distinction des sexes semble avoiroccasionné celle des genres pris dans cesens, puisqu’on a distingué le genre mas-culin & le genre féminin, & que ce sontles deux seuls membres de cette distribu-tion dans presque toutes les langues, quien ont fait usage. A s’en tenir donc ri-goureusement à cette considération, lesnoms seuls des animaux devroient avoirun genre ; les noms des mâles seroient dugenre masculin ; ceux des femelles, dugenre féminin : les autres noms ou neseroient d’aucun genre relatif au sexe ,ou ce genre n’auroit au sexe qu’un rap-port d’exclusion , & alors le nom de gen-re neutre lui conviendroit allez : c’eft eneffet fous ce nom que l’on désigne le troi-sième genre, dans les langues qui en ontadmis trois.

Mais il ne faut pas s’imaginer que ladistinction des sexes ait été le motif de

cette distribution des noms ; elle n’en aété tout au plus que le modelé & la régléjusqu’â un certain point ; la preuve enest sensible. II y a dans toutes les languesune infinité de noms ou masculins où fé-minins , dont les objets n’ont & ne peu-vent avoir aucun sexe, tels que les nomsdes êtres inanimés & les noms abstraitsqu’il est si facile & si ordinaire démul-tiplier : mais la religion , les mœurs &le génie des différens peuples fondateursdes langues, peuvent leur avoir fait ap-percevoir dans ces objets des relationsréelles ou feintes, prochaines ou éloi-gnées , à l’un ou à l’autre des deux sexes ;& cela aura suffi pour en rapporter lesnoms à l’un des deux genres.

Ainsi les Latins, par exemple, dont lareligion fut décidée avant la langue, &qui admettoient des dieux & des déesses,avec la conformation, les foiblesses &les fureurs des sexes , n’ont peut-étreplacé dans le genre masculin les nomscommuns & les noms propres des vents,i venins , emjhr, aefhims , &c. ceux desfleuves, jhivius, tìarusnna, Tiberìs , &c.les noms aer, ignis,fol, & une infinitéd’autres, que parce que leur mythologiefaisoit présider des dieux à la manuten-tion de ces êtres. Ce feroit apparemment:par une raison contraire qu’ils auroientrapporté au genre féminin les noms abs-