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des choses possibles ? ou s’il a retardéjufqu’en 1350 à l’institueren mémoire dela victoire de Crécy, il faut avouer qu’ils’écartoit fort del’usage commun de cessortes d’établissemens , cjlii suivent tou-jours immédiatement les grands événe-mens qui y donnent lieu. Ne seroit-ilpas permis de conjecturer que les écri-vains anglois ont voulu par là sauver lagloire d’Edouard, & tourner du côté d*l'honneurune action qui 11'cut pour prin-cipe que la galanterie. Ce prince fut unhéros, & nous le fit bien sentir; maiscomme beaucoup d’autres héros , il eutíes foi blesses. En tout cas, si la jarretièrede la comtesse de Salisbury est une fable,\a jarretière déployée à la bataille de Crécypour signal du combut , est une nouvellehistorique.
En içyiEdouard VIfit quelqueschan-gemens art cérémonial de cet ordre. Ceprince le composa en latin, & l’on enconserve encore aujourd’hui l’originalécrit de fa main ; il y ordonna que l’ordrene seroit plus appelle ïordre deJhint Geor-ges , m-is celui de la jarretière ; & aulieu du portrait de saint Georges suspen-du ou attaché au collier , il y substitual’image d’un cavalier portant un livre surla pointe de son épée, le mot froteíiiogravé sur l’épée, & verbum Dei gravésur le livre ; & dans la main gauche uneboucle sur laquelle est gravé le mot f des.Larrey.
On trouvera une histoire plus détailléede Tordre de \a jarretière dans Cambden ,Dawfon, Heland, Polydore Virgile, Hey-lin ,Legar, Glover & Favyn.
Erhard , Celsius & le prince d’Orange,ajoute Papebroke, ont donné des descrip-tions des cérémonies usitées à l'installa-tionou à la réception des chevaliers. Unmoine de Citeaux, nommé MendocinsValetus, a composé un traité intitulé lajarretière, ousfeculum anglicanunt , quia été imprimé depuis fous le titre de ca-téchisme de F ordre de la jarretière , où ilexplique toutes les allégories réelles ouprétendues de ces cérémonies avec leursens moral.
Jarretières, Littérature, en Ita-lie comme en Grece, les femmes galan-tes fe piquoient d’avoir des jarretièresfort fiches; c’étoit même un ornement0es filles les plus sages, par ce que connueleurs jambes étoient découvertes dans les
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danses publiques , les jarretières ser-voient à les faire paroître, & à cu rele-ver la beauté. Nos usages n’exigent pasee genre de luxe; c’eft pourquoi te* jar-retières de nos dames ne font pas fi magni-fiques que celles des daines grecques &romaines. (D. J.j
JARS, voyez Oyk.
J AS d’Ancre , f. m. Marine, as-semblage de deux pièces de bois de mê-me forme & de même grosseur, jointesensemble vers l’arganean de l’ancre, &qui empêchent qu’elle ne fe couche furle fondlorfqu’ón la jette en mer; ce quiest nécessaire pour que les pattes de l’an-cre puissent s’enfoncer& mordre dans lefond , soit fable 011 vase. V. Ancre. ( Z)
Jas , f. m., Satines, c’est , dit le dic-tionnaire de Trévoux , le nom qn’ondonne dans les marais falansau premierréservoir de ces marais. Le j as n’est sé-paré de la mer que par une digue de terrerevêtue de pierre seche, & on y laisseentrer Peau salée par la varaigne, qui estune ouverture assez semblable à la bonded’un étang, que l’on ouvre dans les gran-des marées, & que l’on ferme quand onveut. H. Marais Salans , Salines ,&c. ( D. J.)
JASIDE , f. m., Histoire mod., les ja-Jides font des voleurs de nuit du Curdif-tan , bien montés, qui tiennent la cam-pagne autour d’Erzeron , jusqu’à ce queles grandes neiges les obligent de fe re-tirer ; & en attendant ils font à l’affût,pour piller les foibles caravanes qui ferendent àTéflis, Tauris, Trébizonde ,Alep & Tocat. On les nomme jajìdes ,parce que par tradition, ils disent qu’ilscroient en Jastde, ou Jésus ; mais ilscraignent L respectent encore plus lediable.
Ces sortes de voleurs errans s’étendentdepuis Monful 011 la nouvelle Ninive ,jufqu’aux sources de l’Euphrate. Ils nereconnaissent aucun maître , & les Turcs11e les punissent que de la bourse lors-qu’ils les arrêtent, ils fe contentent deleur faire racheterla vie pour de l’argent,& tout s’accommode aux dépens de ceuxqui ont été volés.
II arrive d’ordinaire que les caravanestraitent de même avec eux , lorfqu’ilsfont les plus forts ; on en est quitte alorspour une somme d’argent, & c’est lemeilleur parti qu’on puisse prendre ; H