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amis de Hmon & de fable.. F'eyn For-ior.nance des eaux çjf forêts , têt. 1. art.*»• (A)
JAVELINE, f. f. , Art. Mìlit .. onappelloit ai. si une espece de demi piquedont les anciens fe servaient. Elle avaitCinq pies & demi de long, & son feraval t trois faces aboutissantes en pointe;on s’en servait à pié & à cheval : cettearme est encore en usage parmi les cava-liers arabes , ceux du royaume de Fez &de Maroc. Elle a environ huit pies delongueur; le bois va un peu en diminuantdepuis le milieu jufqu'au talon , où il yá une espece de rebord de plomb ou decuivre, du poids d’une demi-livre; lalance d’un grand pié de long très-aiguè& trés-tranchante , de deux pouces ouenviron dans fa plus grande largeur,avec une petite banderolle fous le fer.Les Maures fe fervent de cette javelineavec nue adresse surprenante ; ils la tien-nent à la main par les hauts des doigts &en équilibre ; & le poids qui esta l’extré-mité du talon fait que le côté du fer esttoujours p'us long que vers le .talon : cequi sert à faire porter le eoup plus loin.
M. le chevalier de Folard prétendqu’on ne peut rien imaginer de pins re-doutable que cette arme pour la cavale-rie. Le moyen, dit-il, d’aborder Un es-cadron armé de la forte , qui att premierchoc jette un premier rang par terre, &en fait autant', du second, si celui-ci veuttenter lavantpre, chaque cavalier étantcomme assuré detuer son homme ; car ilporte son coup de toute la longueur deson arme, en se levant droit sur les étriers.II se baisse & il s’étend jusque sur le coude son cheval, & porte son coup avectant de force & de roideur , qu’íl perceun homme d’outreen outre , avant qti’ilait eu le temps de rapprocher, & il fereleve avec la même légéreté & la mêmevigueur pour redoubler encore. Le lan-cier n’avoit qu’un coup à donner, & cecoup n’étoit jamais fans remede , l’enne-mi pouvant l'évîter en s’ouvrant ; maislien ne sauroit résister contre la lance desM ures, qui chargent par coups redou-blés, comme l’on ferait avec une épée,C tnment. de Polybe , far M. le cheva-lier Folard.
* JAVELLE, f. f., Ecatt. rufliq .,c’est la quantité de blé, d’avoine , deseigle, ou d’un autre grain qui fe mois-
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sonne, que le maissonnenr'peut embras-ser avec sa faucille & couper d’une seulefois : on ramasse les javelles, & l’on enforme des gerbes.
On appelle avoines javeHies , cellesdont le grain est devenu noir & pesantpar la pluie qui les a mouillées en javel-les. De javelle, on a fait le vetbe juveller;jùveUer, c’eft mettre le grain en javelle,pour le faire sécher ; il faut laisser javel*ler le blé pendant trois ou quatre jours ;dans les faisons pluvieuses, le blé est pluslong-temps à javelles.
JAVELOT, f. m. , jaculus, acon-tias, fer sens, fagittarìs, Hist. nat ., ceserpent a été ainsi nommé , parce qu’é-tant monté furies arbres, il s’élance debranche en branche, & même d’un ar-bre à l’autre, & qu’il tombe comme untrait fur les animaux & même fur leshommes qùî font aux alentours ; il est siprompt qu’on l’a auflî appelle serf ent vo-lant : on dit qu’il se porte d’un seul sautì fa distance de vingt coudées ; on lui aaussi doné le nom de cenchrias, afpis-acontias, &c. II y a différentes espece*s d ’acontias f Belton en trouva un dansl’iflede Rhodes qui avoit trois palmes delongueur, il n’étoit pas plus gros que 1#petit doigt ; fa ceuleurétoit cendrée, ti-rant furie blanc de lait; il avoit le ven-tre tout blanc & le cou noir, deux ban-des noires «'étendaient fur toute la lon-gueur du dos jusqu’à la queue ; il étaitparsemé de taches noires pas plus grandesque des lentilles, & entourées d’un cer-cle blanc. On trouve des serpens acontiasen Afrique, en Egypte , en Norwege,& dans quelques ifles de la Méditerra-née. Mathiole a dit qu’il y en avoit enSicile & en Calabre, mais on en doute,il faudrait savoir si le serpent que les ha-bitans de ces pays appellent faetteme estun acontias ; on prétend que ces serpensont un venin qui produit des effets plusviolens que le venin de la vipere. Bel-lon , Aldrovande , Jónfton. Eoy. SER-PENT.
Javelot, Art.milit., espece de dard,dont se servoient les anciens, & particu-lièrement les vélites ou troupes légeresdes Romains. II avoit pour l’ordìnairedeux coudées de long & un doigt degrosseur. La pointe était longue d’unegrande palme, & si amenuisée, dit Po-lybe , qu’au premier coup elle ie faus-