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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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manche qui soutient cette quille sert àl’introduire dans l’ouvcrture des jaugesde la cuvette, la pointe la pvemieie ;on bouche le trou de la jauge , de maniéréqu’il n’y passe pas une goutte d’eau > onmarque avec le doigt l’endroit ovt on s’ar-rête , & retirant la quille fur le champ,on connoît si la mesure est exacte.

Cet instrument n’est point dans tonte larigueur géométrique , pares que la dé-pense d'une iauge qui a 3 lignes de dia-mètre ou neuf lignes de sortie , ne donnepas précisément le quart de dépense decelle qui a 5 lignes de diamètre ou 36 li-gnes de sortie , comme-elle devrait faire,puisque la superficie de la premiers quiest 9 lignes est le quart exactement de lafaconde qui est 36, L qn’on a négligé lesfractions dans les rapports des superficiesdes jauges qui produiroient quelqu’avati-tage aux conce[siounaires.

La. quantité d’eau fournie par un ruis-seau ou une petite riviere , se peut/f««rr;'en cette maniéré. Arrêtez-en le cours parune digue ou batardeau, construit de étal-onnages avec des pierres & de la glaise,& ajustez sur le devant une planche deplusieurs trous d’tui ponce de diamètre ,avec des tuyaux de ;fer blanc du mêmecalibre , rangés fur une même ligne.Cette digue arrêtera toute l’eau du ruis-seau , qui sera contrainte de passer parles trous de la planche ; & (es tuyauxbien remplis vous feront connoître laquantité de pouces que le ruisseau donneen un certain temps.

On jauge l’eau que Fournit une pompeà bras, à cheval, un moulin , en Faisanttomber l’ean de la nappe que fournit letuyau montant dans la cuvette de la jau-ge ; & la quantité de pouces qui tomberadans le réservoir pendant l’espace d’uneminute, fera connoître ce que produitla machine. (Js)

JAUGEUR, s. m. officier de ville quifait l’art & la maniéré de jauger les ton-neaux ou futailles à liqueurs , ou celuiqui a titre & pouvoir d’en faire le jaugea-ge. Pfyfz Jaujeage & Jauger.

Chaque juréjaugeur doit avoir fa jaugejuste & de bon patron , suivant l’echan-tillon qui est dans l’hôtei-de-viile de Pa-ris. II doit auffi imprimer fa marque furl'un des fonds du tonneau 011 futailleqit’il a jaugé , avec une rouanette , & ymqttre la lettre L, si la jauge est bonne,

JAU

la lettre M, si elle est trop foible oamoindre, la lettre P, si eilc est plusforte avec tin chiffre, pour faire connoîtrela quantité des pintes qui s’y fout trou-vées de plus ou de moins.

Chaque jaugeur doit avoir fa marqueparticulière, laquelle il doit figurer enmarge du registre de fa réception, poury avoir recours dans 1c besoin , e» cas defausse jauge ; 1 cjaugeur de la marque du-quel la piece se trouve marquée, demeu-rant responsable envers l’achcteur, fi lajauge est moindre, & envers le vendeurpour ['excèdent.

11 est permis à chacun de demanderune nouvelle jauge, dont les frais fontpayés par le premier jaugent' si la jaugeíe trouve défectueuse ; & par celui quis’en plaint, fi elle se trouve bonne.

Nul apprcntiF/síîígrsrne peut s’imimf-cer de faire aucune jauge , s’il n’a serviun maître jaugeur au moins nn an 11 pei-ne d’amende ; & en cas qu’il l’ait faitpar ordre du maître , celui-ci eu est res-ponsable en son nom.

II y a eu en Frence des j ange an pourles grosses mesures de liqueurs, dès quela police a commencé à y avoir des ré-glés certaines. II en est parlé dans le re-cueil des ordonnances de Saint - Louis eniz$8 , & ils étoient alors commis par leprévôt des marchands & échevins deParis. Charles VI, eu 1413, eu fixa lenombre pour cette ville à Ihijitugeurs &six apprentifs. Henri IV , par un édit defévrier 1996 , les créa en titre <l'office,tant pour Paris que dans les antresvilles , & leur attribua douze denierspar chaque muid. bonis XIII, en 1633,créa deux nouveaux jetugeurs, & aug-menta leurs droits ; en 164; , Louis XIVcréa huit nouveaux jangeurs, & les droitsde tous ces officiers furent portes à cinqfols par muid de vin , cidre , biere ;cau-de-vie , &c. entrant à Paris par eau011 par terre. On ajouta encore trente-deux nouveaux jaugetirs en rtigy ; cin-quante- deux en 169 o, & cinquante-detix autres en 1703 s faus le titre d’es-sayeius & contrôleurs d’ean-de-vie. Parun édit du mois de mai tyiy, tous lesnouveaux offices créés depuis 1689 ayantété supprimés , les jmés-jaugeurs se trou-verent réduits à leur ancien nombre deseize. Celui des commis j aueeurs nomméspour les remplscer, fut fixé à 34 par