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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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les urines sont presque rouges couleur 'de 1feu ; dans l’ictere froid, la chaleur estsouvent moindre que dans l’état naturel,le pouls est fans beaucoup d’irritation,lans roidcur, le ventre est constipé, lesexcrémens font blanchâtres, les vomisse-mens glaireux, le corps est languissant,engourdi, fainéant, &c.

Los causes qui produisent le plus cons-tamment cette maladie , les symptômesqui ia constituent , les observations ana-tomiques faites fur le cadavre des ictéri-ques, les qualités & propriétés connuesde la bile , font autant de raisons aeprésumer que la jaunijse est formée parune pléthore de bile melée avec le sang ,ou par un sang d’tin caractère bilieux.Les ouvertures de cadavres font presquetoujours appercevoir des vices dans lefoie ; le pins souvent ce font des obs-tructions d ms le parencliime de ce vis-cère , occasionnées par une bile épaissie ,ou par des calculs biliaires ; il y a unnombre infini d’ubfjrvatinns , qn’onpeut voir rapportées dans !a bibliothè-que médicinale de Manget, dans les-quelles on voit l’ictere produit, on dumoins accompagné de pierres biliairesdans la vésicule du fiel ; on en cira jus-qu’à soixante & douze de la vésicule deRumoídus van-der Eorcht, premier mé-decin de l’empercur Léopnld , qui étoitmort A'wne j aunijse. ,/t uraid des curieux ,an. i('?o. On a trouvé dans plusieurs lefoie extrêmement grossi , la vésicule dufiel gorgée de bile, le canal elmlidoqueobstrué, rempli de calculs L de vers.Bartùoîiii Cabrot rapporte rohíérvationdame juunijsc , occasionnée par la mau-vaise corifovmati >n de ce conduit, q niétoit telle que son extrémité qui est ducôté du foie étoit fort éva'ee, tandisque f,n ouverture dans les intestins étoitcapillaire. On a vu acfli quelquefois larate d’uns grosseur monstrueuse , oud’une petitesse incroyable , remplie deçoovrétions , pourrie , ou .manquanttout-à fgir. Zaciitus-Lulstanus fait menttion d’un ictère noir, survenu à unepersonne qui n’avoit point de rate.Frttx. mhnirtuid. lib. 111 . obser-v. 137.Je supprime une foule d’autres sembla-bles observation; , qui donnent lieu depenser que dans la jaunijse la bile regor-ge dans le sang, ce qui peut arriver dedeux façons, ou fi le sang trop tourné

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à cette excrétion A'un enracine bilieux ,en fournit plus qu’il ne peut s'en sépa-rer, fans qu’il y ait aucun vice dans lefoie; en second lieu, fi cette excrétionou sécrétion est empêchée par répaissìs-senient de la bile , l’atoniedes vaisseaux,leur obstruction ,*&c. le premier cas estcelui de l’ictere chaud, qui est princi-palement excité par les pallions d’amevives, par des travaux excessifs , desvoyages longs fous un soleil brûlant,par des.boissons vineuses , spiritueuses,aromatiques, par Tinflammation du foie,par les fièvres ardentes inflammatoires’,par un cinétique placé mal - à-propos ,on un purgatif trop fort, la bile couleplus abondamment par le foie, excitedes diarrhées bilieuses & cependantva se séparer dans les autres couloirs,fans avoir égard aux loix de l'attruc-tion & de l’aííuiité qui devroient l'e» em-pêcher.

Les passions d’ames languissantes, unevie sédentaire , méditative, triste , mé-lancolique , des études forcées, faite»fur-tout d'abord après lc. repas , sentles causes les plus fréquentes de .l’icterefroid ; la morsure de quelques animaux ,de la vipere , des araignées , des chiensenragés, Le. les exhalaisons du crapaud ;l’aconite , & quelques autres poisons,-ex-citent aussi quelquefois à l’ictere: cescauses concourent aux obstructions dufoie, aux calculs biliaires, &c. La sé-crétion de la bile empêchée pour.lors,fait que le sang ne peut se décharger decelle qui s’est formée déja dans ses vais-seaux ou dans le foie , & il en passé très.—peu dans les intestins , ce qui rend leventre paresseux & les exerémens blan-châtres , &c.

Lorsque la jaunijse est l’effet d’une ma-ladie aiguë & qu’elle paroît-arant le sep-tième jour, c’est-à-dire avant la coction,elle est censée symptomatique ; celle quiparoit après ce tcmps-là, & qui termineia maladie, est critique. Lorsque la jau-ni fe íuecede à rinflammation, ou skirrbedu foie, à la colique hépatique elle estsecondaire ou deutéropathique ; fi elleparoit avant aucune lésion manifeste dece viscère , on la dit primaire 011 proto-pathique ; celte qui est périodique,. dé-pend ordinairement des vers ou ries cal-culs placés dans la vésicule du fiel ou dansle canal choiidoque.