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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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Je temps de la guerre de Troie. Pline,livre xxxij , chap. ij , rapporte qti’àMyreen Lycie, on jouait de la flûte à trois re-prises , pour faire approcher les paillonsde la fontaine d'Apollon, appelle curius ;que ces poissons ne manquaient pas devenir j que tantôt ils dévoraient la viandequ’on lettr jettoit, ce que les consultansprenaient en bonne part; & que tantôtils la méprisaient & la repoussaient avecleur queue , ce qu’on regardait comme unprésage funeste. Ichtyemiantie est un termeformé de ìxtv( , poìjfon , & de fcxvrdx ,divination. ( D■ J.)

ICHTHYOPE'TRES, f. f., Hist. nat.fojs. , pierres qui portent ('empreinte depoissons , Voyez l'article klLLLL.

ICHTHYOPHAGES , Gêog. rmc .,c’est-à-dire, mangeurs de poissons ; lesanciens ont ain ft nommé plusieurs na-tions , dont ils ignoroient les vrais noms,& savoìentfeulcment qu'eUes habitoientau bord de la mer, & qu’elles vivaientprincipalement de la pêche. Ptoloméetrouve des Ichthyophages dans la Chine;Agatharchide en place vers la Germanie& la Gédrofìe ; Paufanias en décrit furla mer Rouge; & Pline en peuple plu-sieurs îles à Parient de l'Arabic heureuse.C’en est assez pour faire voir que cette dé-nomination générale, donnée par les an-ciens à tant de peuples dissérens, prouvequ'ils ne les connoissoient point. (£). J.~)

ICTHYS , Hist. ccdéjìastiq. , fameuseacrostiche de la sibylle Erytrée, dont par-lent Eusebe & saint Augustin , dans la-quelle les premières lettres de chaquevers formaient les mots de Itirsuo- xjíço; ,ôioç Scorat , c’est. à - dire , JeJ'us-Christ fils de Dieu sauveur , dont les let-tres initiales en grec lontl^rt-ç. Supplé-ment de Charniers.

ICHTHYPE'RIE, f. m. . Hist. desFoffiles , le D. Htll a donné le nom d’ich-thypérie , icbtkyperfa , aux palais osfeux des poissons, qu’on trouve fréquem-ment fossiles, à une grande profondeuren terre, & ensevelis d’ordinaire dansdes lits pierreux. M. L’huyd les a nom-més filiquafira, à cause de leur ressem-blance dans cet état à des siliques, ougousses de lupins, & autres plantes lé-gumineuses.

C'est cette ressemblance qui a fait croireà plusieurs naturalistes, que c’étoit desfossiles qui provenoient dxs végétaux

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dans leurpremiereorigine ; mais ce fontuniquement des couvertures osseuses desdifférentes parties de la bouche de pois-sons cartilagineux, & peut-être d’autresespèces, dont la principale nourritureayant été de coquillages , un palais os-seux leur convenoit pour les pouvoir bri-ser ; en effet, les ìchthypéries font pourla plupart entièrement déchirés ou ar-rondis.

On les trouve quelquefois dans leurétat fûísile, en tas joints ensemble, tels -qu'ils étoient dans la bouche du poisson ;cependant ils paraissent communémenten pieces & en fragmeus.

Ils font tous de la substance des crapau-dines, & de cent figures différentes,conformément aux diverses efpeces depoissons, ou aux différentes parties dela bouche du poisson.

Le plus grand nombre ressemble defigure à une demi-gousse de lupin , à ufipois, ou à une feve de marais , maiscourts, larges, les antres longs L cillés,bosselés, cintrés, appiatis, crochus à.une extrémité , tortueux , rhomboïdes,triangulaires, en un mot de toutes for- ,les de formes & de grandeurs. II y en adepuis un dixieme de pouce jufqu’à deuxpouces de long & un ponce de large ; lesuns lisses & polis , d’autres striés, can-nelés , & d'autres tout couverts de tu- .bercules ; leur couleur n’est pas moins,variée , on en volt de bruns , de fauves,de noirâtres, de noirs , de verds, debleus, de jaunâtres, de blanchâtres, >enfin de tachetés de diverses couleurs.

On les trouve enfouis dans dissérens litspierreux, en Allemagne , en France , en ,Italie, dans les isies de l’Archipel, enSyrie, & pins fréquemment en Angle-terre que par-toat ailleurs ; car il est peude carrières de pierres de ce pays-là quin’en fournissent plus ou moins. Voyez('histoire des fossiles ; écrite par M. Hill,en anglois" ( D. G.)

ICI, adv. de lien , Grantm ., il désignel’endroit où l'on est; mais il comprendune certaine étendue qui varie. Celui quientre dans une maison & qui demande dumaître s’il estiez', comprend l'étemlue dela maison. En changeant iaquestion, onconcevra par la réponse que Fadverbeicípeut Comprendre retendue d’une ville ,mais je ne commis aucun cas où il puissedésigner une province , mis très-graude-

contrée :