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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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d’un Fœtus plus avancé & pins so-Htîe r larévulsion , le défaut d’humeur nourri-cière , peuvent dans le fœtus anéantir unrein , un bras , une jambe.

Je ne refuserois même pas croyanceaux relations, par lesquelles on trouveque lecteur, le cerveau , la cervelle, lamobile de l’épiue ont été détruits , fansque le fœtus ait péri. La feule difficultéque je trouve dans ces cas particuliers,c’est la structure singulière qu’on a trou-vée dans ces fœtus, dont le cœur étoitaboli, fr la veine ombilicale continuée àl’aorte; deux veines-caves au lieu d’une,de grands canaux de communication en-tre ces veines-caves.

II est très-croyable que des causes ac-cidentelles peuvent diviser des partiesdestinés s à être réunies, tenir écartésles deux os de la. mâchoire supérieure ,ou les deux os du palais, ou bien fendrel'uretre.

Mai* la grande question roule fur lesfœtus formés de la réunion apparente dedeux embryons. Rien ns fa n roi t êtreplus probable au premier coup - d’cçil.On voit des fœtus légèrement attachésparle front, par Pos occipital, par lapartie inférieure du dos. C'étoient évi-demment deux fœtus, qu’une pression arapprochés , avant que la peau fût cou-verte d’épiderme , & qui le font collésensemble, comme les doigts de ces fœ-tus , dont les mains ressemblent à despattes d’écrevisses, ou comme fc con-fpndent des doigts ensanglantés , quel’on néglige de tenir séparés. Les expé-riences de Tagliacozzo. font voir que lapeau sanglante de deux partie, quelcon-ques du corps humain séparées , se réu-nit assez intimement pour que la peaudétachée du bras fe vivifie & fe nour-risse par la peau du nez, à laquelle on l’acollée.

Dans les plantes rien n'est plus connu.On rapporte de François I , pere del’emperenr régnant, qu’i.l a collé ensem-ble deux bulbes de jacinthe , & qu’il tnest né une tige composée de deux tigesnaturelles; que cette tige a porté desfleurs blanches d un côté, & des fleursrouges de Pautre.

Si ces liaisons superficielles sont l’ef-fet d’une pression accidentelle, potirra-t-on fixer des limites, au.delà defquel-les la pression cesse d’exercer fa puissan-

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ce ? Ne pourra-t-il naître des fœtus unisplus profondément par une pri ífion pinsforte,appliquée à des embryons plus déli-cats , & continuée plus long-temps ? N'a-t-on pas vu dans les yeux uniques dequelques fœtus , tous les degrés d’uneunion successivement plus intime : deuxyeux uniquement rapprochés , ensuiteconfondus, & dans quelques cas ses deuxcristallins même , fr les deux iris ne fai-sant qu’un même corps.

On ne peut se refuser à cette probabi-lité : il est bon cependant d’examinerdans le détail ses différentes structuresqui paroiflent avoir été formées par laréunion de deux corps.

A.commencer par les reins réunis, onen ii vu, & même le plus souvent, deréunis par leurs extrémités inférieures ,& l’idée que cette union n’est que l’effetde quelque pression , nous paroît trop na-turelle pour admettre quelque doute.

II y a cependant dans cette réunion dedeux reins, même des circonstances quine paroiffent pas l’effet du hasard. Lesdeux reins n’avoient qu’une veine , dentses branches s’étendoient à tout le corps,qu’on suppose être composé de deuxreins. II n’y a pas d’exemple dans lastructure ordinaire, qu’une même veineait fourni des branches aux deux reins;une cause accidentelle auroit pu détruirel’une des veines rénales; mais elle n’au-roit pas produit des branches, qui se-rment parties de la veine conservée pourramener le sang du second rein. Cetteveine unique paroít donc la preuve d’unestructure originairement différente duplan ordinaire.

II y a plus : ses artères rénales gauchesdonnoient des branches au rein droit, &les artères droites au rein gauche. Qu’onréfléchisse fur çe que c’est qu’une bran-che d’artere, fur le nombre infini desvaisseaux qui en naissent, fur les veinesauxquelles ces vaisseaux sent intime-ment liés , on se convaincra qu’une artè-re du rein droit n’a pu naître par aucunhasard d’une artère du rein gauche.

Si ses artères, si ses veines rénales onteu originairement une structure différen-te, ses reins auront de même été confon-dus dès leur premiere origine. Car lesdeux reins eux-mêmes sont presque uni-quement des branches d’arteres & de