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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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dessein , dont vous tacherez de profiter.

Exemple. Si l'ennooii vous attaquepar :,in codemnt d épée, ou battementd’épce ; &c. vous sein irez d’en êtreébranlé , pour lui faire détacher l’estocade, afio >!x lui rqmster, ou de le dé-sarmer ; voyez Riposte & Dt'siEME-mekp . ou pour voltir, voyez Esto-cade de Volte. Nota, que Se désar-mement de tierce & de quarte ne s'exé-cute pas en quarte basse, ni et) secon-de ; & l’estocade de volte ne se pratiqueque dans \ejeu sensible,

Article IX. Quelque variées que puis-sent être íêî attaques d’un escrimeur,elles fe rapportent toujours à 1a feinte011 douiiìc feinte , à fappeì , an coule-ment d’dpée, au battement d’épéc, ouà forcer l’cpée.

Artille X. Si l’ennemi fe défend parla parade du cercle , veyez Paradedu Contre, du Contre-De'gage-aíent, vous îe poursuivrez dans le dé-faut de cette parade.

Exemple. Quand l’ennemi pare au con-tre d n contre, il fjut i". tenir la pointede votre épée près de la garde , & dutalon de la sienne ; :°. dégager fine-ment certe pointe autour de fa lame,«n suivant son même mouvement; 3^.pendant ce dégagement vous avancerezà chaque révolution la pointe de votreépée; jusqu’à ce qu'elle soit si près deson corps qu’il ne puisse plus parer, &alors vous enfoncerez l’estocadei

Nota, que l’ennc.ni ne rencontrera pasvotre épée , à moins qu'!! ne rétrogradeion mouvement, (maxime que doiventobserver tous ceux qui font cette mau-vaise parade;) & que s’il rétrograde,alors il rencontrera nccess-irement votreépée: en pareil cas, vous lui détache-rez auíii-tôt {'estocade du même côté queles épées fe feront touchers ; c’est-à-di-re , que s’il rencontre votre épée dans lesarmes, vous lui porterez une.estocadede quarte; & (i c’cst hors les armes,vous lui porterez une estocade de tierce.

Remarquez que je vous fais pousserl'esiocade du même côté où les épéesfc touchent, pour prendre le défaut dumouvement de l’ennemi ; car , voyezDe'eaut & Assaut; quand il a portéfdn bras du côte de votre épée, pourla détourner de la ligne, il a décou-vert le côte' opposé, L il lui est naturel

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de venir !e couvrit craignant d’y êtrefrappé. Remarouz encore qu’au lieu devenir parer le côté qu’il découvre parson mouvement de rétrograder, il pour-rait détacher l’cstocade au même instant,& du tnème côté que les épées se tou-chent, c’eft pourquoi j'ai eu raison de1 vous faire détacher cette estocade, puif-qu'en la portant avec opposition ainsique jes’aí enseigné , voy. Opposition,vous vous garantissez en même temps deceìl' de l’ennemi.

JEU, Mujìq., faction de jouer d’uninstrument; on dit pleins eu , dftui-jeu,seion la maniéré plus forte, ou pins doucede tirer le? sons de l’instrument..(í’)

Jeux , Org.w , noms que»n donneaux tu vaux d orgue qui sou! langés furle moine registre. Tous les- tuyaux dumém e jeu rendent des sons qui i.-e diffè-rent que par les différences de l’aigu augrave , r.u lieu que les tuyaux ri’un autrejeu rendent des sons qui diffèrent encored’une autre maniéré , de ir.tir.e que plu-sieurs nuinces de bleu, par exemple,diffèrent des nuances de rouge qui ;i n r tì—cíperpicut également, du clair & de l’obf-cuí , oui t! u ris certe comparaison répon-dent à í’aigu & r.u grave.

Les jeux , outre les noms qui les dis-tinguent les uns des autres , prennentencore une dénomination de la longueuren pies de leur plqs grand tuyau quiest ie c sol ut , le plus grave des basses.Celui qui répond à la première touchedu clavier du côté de la main gauchede l’organiste , lorsque le clavier n’eftpoint à ravalement. Ainsi on dit que leprestant sonne le quatre-piés , parce queson plus grand tuyau ( le c sol ut ) aquatre pies de long. La doublette sonnele deux pies, parce que son plus grandtuyau, le meme c sol ut au clavier,n’a que deux pies; de meme des autresjeux.

On trouve les octaves graves’en dou-blant successivement la longueur du tuyaijde ton ; pour U premiers 2 pies , pour laseconde 4 pies, pour la troisième 8 pies,pour lu quatrième 16 p lés , & pour la cin-quième 32 pics ; dans laquelle les tuyauxne descendent ail plus que jufqu’à laquinte.

Bourdon ie 16 fiés. Les liasses, c’est-à-dire deux octaves , & quelquefois troisfont en bois, & les dessus ont seulementV 4