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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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cé veut des égards & des respects, la jeu-nejfe , la beauté, la vigueur, le génie quimarchent à i'a fuite , font dignes de nosautels.

Ceux qui parlent en faveur de la vieil-lesse , comme sage , mûre & modérée ,pour faire rougir la jeunesse , comme vi-cieuse , folle & débauchée, ne sont pasde justes appréciateurs de la valeur deschoses ; çar les imperfections de la vieil-le ise font assurément en pins grand nom-bre & plus incurables que celles de lajeune fe. If hiver de nos annéeígrave en-core plus de rides fur f esprit que lur lefront. II se voit peu d’aroes, dìsoit Mon-tagne , qui en vieillissant ne (entent l’ai-gre & le moisi ; & quand Montagne par-loit ainsi , il avoit ies cheveux blancs.

En effet l’invcntion & l’exéeution quifout deux grandes & belles prérogatives ,appartiennent à 1 àjeunejse ? & si ses écartsmenent trop loin , ceux de la vieillessefroids & glacés retardent & arrêtent per-perpétuellement le cours des affaires.

Le sang qui fermente dans la jeanejse ,la rend sensible aux impressions de îa mo-rale, de la vertu , de l’ainour, de l’ami-tié, & de tout ce qui attendrit l’ame.La circulation ralientie dans les vieil-lards , produit le refroidissement pourtous les objets capables d’émouvoir lecœur, & porte en eux seuls le repli del’humanité.

La jcttnejse est légere par bouillonne-ment; la'vieillesse constante par paresse.D’un côté la pétulance qui s’abuí'e dansses projets; de l’autre une méfiance gé-nérale, & des soupqons continuels; dé-fauts qui sc peignent dans les yeux, dansles discours , & dans toute la conduitedes gens âgés.

Le jeune homme est amoureux de lanouveauté,parce qu’il est curieux & qu’ilaime à changer. Le vieillard est entêtéde ses préjugés,parce qn’ils font les siens,& qu’il n’a plus le temps de s’ínstruire,ni la force de se passionner.

En un mot, on ne peut donner raison-nablement îa préférence au couchant desjours fur leur midi. Mais íonvenons-nous que ce midi , ce bel âge fi justementvanté, n’eft qu’une fleur presqu’auflì-tôtflétrie qu’elle est éclose. Les grâces rian-tes,les doux plaisirs qui raccompagnent,la force, la santé, la joie s’évanouissenttomme un songe agréable; il n’en reste

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que des images fugitives : & si par mal-heur on a consumé dans une honteuse vo-lupté cette brillante -ern-ç/è, il ne lui suc-cédé qu "lui triste & cruel souvenir de sesplaisirs passés. On paye cher le soir tesfolies d u matin. (D. J.)

Jeunesse, prince de la , Antiq. Rom.,Voyez Prince.

Jeunesse , juventus , Œeon. anim. ,comme le corps humain éprouve deschangement dans tous les temps de la vie,la différence la plus marquée de ces chan-gemens est ce qui détermine celle desâges : ainsi comme on appelle enfance &adolescence ou puberté , les deux pre-mières parties de fou cours, qui renfer-ment l’espacedu temps qui s’écoule entrela naissance & le. ternie de racornisse-ment , on donne le nom de jeunrjse autemps de la vie pendant lequel le corps,après avoir acquis les dimensions qui luiconviennent, acheve de fe perfectionnercn acquérant toute la force & la soliditénécessaire à fa conservation : par consé-quent la durée de la jeunejse s’étend de-puis environ aï ans julqu’à 3î que com-mence la virilité.

11 fuit donc de-lâ qo’en adoptant Ia dis-tribution des temps de la vie , p a r septé-naires d’années, connue l’ont fait la plu-part des auteurs qui ont traité dc la divi-sion des âges, la jeunes e fe trouve cot-prife dans lequairieme & le cinquièmesepténaire , après lesquels vient l’âge vi-ril ou de consistance. Voyez Age , Vie,Economie animale.

Jeunesse, maladie ie la. Les eban-gemens qui lé font dans le corps humain,d'ou résulte la différence des âges, éta-blissent autlì des dispositions â différentessortes de maladies : ainsi comme'on a ob-servé que Les mouvemens des humemsfont plus déterminés vers les parties lii-périeurcs, pendant la premiere moitié dela vie ; ce qui donne Ueu , pendant lecours de renfonce & de l’aiíolesceuctgauxflux de sang par ie nez qui sont souventhabituels, (voyez HÉmorrhaGIëJ . &á plusieurs autres sortes dissections de latète, dont il a été fait mention en trai-tant iles maladies ,Ie l’cnfancc. VoyezEnfance SÍEnfans, maladies des.

Les pacties qui forment la tete ayantacquis les premieres la consistance , la io-iidite qui conviennent à leurs fonctions ;elles deviennent susceptibles de résister