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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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nés grosses, longues . couvertes d’tìnepetite peau cerdíce, obscure & trè-‘-fi-breuse, & il’une eh ir blanche, succu-lente, farineuse, & méme vineuse ; onJ es mange cuites, elles tiennent lien riepain. L’igname croît auffi en Astique ,en Guinée , &c. On a fait A'igr.iame &A’ignttm: deux articles dan. le diction-nairc de Trévoux, quoiqu’il soit évidentque ce Unit deux noms de la "•em íplante; ijiti peut être en a encore un troi-sième. Cette imperfection de li nnmea-clatme en histoire naturel!.. , multiplieles êtres à l’ii'fíni , & jette beaucoup drconfusion & de difficulté dans l’étude dela soi nce.

IGNARE, f. m.. Grain., qui n’a pointde lettres, voyez Ignobance. 1 es élusont été qualifiés en quelques édits degens ignares ft non lettrés , voyez leDiction, de Trévoux. II vient du latinignoras. r

IGNÉE, adj, maso. L fém., Phyf.,qui appartient au Fcn. On appelle 1 > ma-tière du feu , matière ignée, voyez Feufcs Chaleub,

* IGNICOLE, f. m. Grain., adora-teur du f u. voy. Varticle GuEBBE-.

* IGNITION , f. f., Chymie, étatd’uncorps quelconque, échauffé par un degréde chaleur qui le rend éclatant & brû-lant, c’est-à-dire capable de porter l'in-cendie daris plusieurs matières combus-tible:.

On emploie quelquefois aussi le motÂ'ignition , pour designer Faction de por-ter un corps à l’état que nous venons dedécrire.

Le mot latin candefaBio exprime assezbien lr cegrf extrême A'ignition . car latolupW.t des corps qni font échauffés purle plus grand degré de chaleur qu’onp sosie leur communiquer, font vén'ta-blemeut éhsouissans, j-ttentune lumièretrès-vive ft tiès «boudante, & par con-séquent par isser.t blancs.Ledegré moyenA'ignìtion qui fait paroître les corps rou-ges , pourroit s’appeller en François rou-gissement-.

L’usage ordinaire du mot d 'ignitionexclut la flamme de l’idée du phéno-mène qti'il exprime. Cette acception estassez arbitraire ; le mot ignition pourroittrès • bien exprimer l’état générique detout corps en feu , en sorte qu’il estUne ignition dvee flamme, & une ignition

IGN

fans flamme ; mais c'est toujours la der-niere espece que cette expression désigne,ft la première- est toujours nommée in-flammation.

L'ignition proprement ou communémentdit ' peut residei ou dans un corps com-bustible, cu dans un corps incombusti-ble; -lans le premier cas elle s’appelleavili embrasement, & elle lie subsiste dansl’air lib^e qu’aux dépens du corps mémodans kque! elle existe , elle y consumeun des principes de ce corps, fa matièrecombuft bie; !e même degré de chaleurpeur y être entretenu long temps par ledégagement & l'ignition successive deCette substance, qui fournit, ce qu’onappelle iia s 1, langage vulgaire des éco-les, un aliment au feu ; & selon ta théo-rie de ce phénomène, que j’ai proposéeà sart. Cttlcination, (voyez C’ALCINA-TION , ) la matière d’mie flamme sensi-ble ou insensible. L’ignition des corpscombustibles n’a pas besoin par consé-quent, pour être excitée, de l’applica-tion d’un feu extérieur auffi Fort quecelui qui la constitue elle-même, & en-core moins do l’application continuelled’une chaleur extérieure quelconque.L ignition des corps incombustibles peutsubsister au contraire très-long-temps,méme à l’air iilire , fans altération ducorps qu’elle échauffe , & demande né-cessairement pour être excitée & entre-tenue dans ces corps, l’application anté-cédente & continuelle d’une chaleur ex-térieure, au moins égale à celle du corpsmis en ignition , que l’usage ne permet pasencore d’appeller ignée.

Ces deux phénomènes sont lì réelle-ment distillés-', & cependant si généra-lement confondus par les plus grandsPhysiciens, par Newton lui-même, (voy.Ion idée fur l 'ignition ou fur le feu, rap-portée & réfutée , art. Chymie , p. 4>9,col. ij. ) qu’il me paroít nécessaire de lesdésigner par deux noms diff’éiens ; deconsacrer le mot à'ignition pour les corpsincombustibles, & de n’employer quecelui d’ embrasement pour les'combusti-bles.

La consommation ou consomption del’aliment du feu, ou du principe com-bustible par l’ ignition, demande le con-cours de l’air, du moins n’a point lieulorsque ces matières sont à l’abri de sa-bord libre de l’air de l’atmofphere, voy.