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très-ordinaire raison, qu’ilt né eompre-noient pas comment les intestins atta-chés au mésentère, pouvoient ainsi se dé-ranger ; mais ce raisonnement , quelqueplausible qu’il puisse être , doit céder àune foule d’observations qui constatentce fait : ces replis font même quelque-fois très - multipliés. Riviere en a ob-servé trois dans Tintestin iléon , Henride Keers en a trouvé cinq, & Barbettedît en avoir vu jusqu’à sept. On peutajouter à cela les observations de Plater,de Penarole , d’Hyppulitus Boscus , &de plusieurs autres. Le vice le plus fré-quent qu’on apperqáit dans les intestinsdes personnes qui font mortes de cettemaladie, est l’intussnsception ou inva-gination d’une portion d’inteftin dansune autre; on a vu quelquefois tout lecœcnm rentré & caché dans l’iléon. Cettecause est attestée par beaucoup d’obser-vations de Colombus , de Sylvius de leBoë , de Plempius, de Frédéric Ruisch,c’est celle qui produit le plus ordinaire-ment l’iléus endémique de la Jamaïque.Voyez Bartholin. Pcyer a observé jusqu’àtrois semblables invaginations dans lemême sujet; Patin traite auflì ce redou-blement de chimérique , parce qu’il nel'a jamais vu. Quelquefois ces duplica-tures se rencontrent faus qn’il y ait pajstoniliaque , comme je l'ai observé daus unhomme qui mourut subitement aprèsavoir pris l’émétique , au premier effortqu’il fit pour vomir. II n’est pas rare detrouver aussi dans les cadavres les intes-tins rétrécis & étranglés dans certains en-dtoits , comme s’ils fussent ferrés par1111e corde. Le skirrha du mésentère oudes parties environnantes est une descauses découvertes par ìes inspectionsanatomiques. Le pancréas groffi & obs-trué en comprimant l'iutestin , en a oc-casionné Pinflammation , l’uicere & lafajjtan iliaque. Kerkingius , oíserv. ana-tom. 41. On trouve souvent l’épiplonn& les intestins gangrenés &sphace’és; lacorruption est quelquefois si grande ,qu elle empêche d'enlever les viscères &de pouvoir examiner la cause du mal.Bâillon, liv. II. épidérn. Hildan, degati-gren. cap. iv. 11 paroît pourtant par tou-tes ces observations, qu’i 1 11e suffit pasque le conduit intestinal soit bouché, iifaut encore qu’il y ait une irritation , qu’ilfasse, suc les-intestins le même effet que
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les cinétiques font fur l’estomae. Cescauses peuvent agir dans les intestinsgrêles ou dans les gros, ce qui produitquelque léger changement dans les symp-tômes ; lorsque les grêles font affectés ,les douleurs font plus vives, les vomiffe--mens plus Fréquens; les matières qu’onrend par le vomissement font chimeuses011 chileufes. Lorsque les gros intestinsfont attaqués , les vomissemens font pluslents , les douleurs moins aiguës ; ellesse font sentir principalement aux hypo-condres & aux reins, le malade vomitles excrémens,
Le diagnostic de cette maladie n’est pasdifficile, elle est très-bien caractériséepar le vomissement joint à la constipationtotale , mais il est très-important d’enbien distinguer les causes , fur-tout dereconnoître rinsiammation lo_rsqu’elle estprésente; alors les douleurs font vives ,la fisvre est plus violente , l’altératioa &stagnation du corps plus grandes, le poulsest dur & fréquent. La connoissance dece qui a précédé peut auffi fournir deséclaircissemens ; on peut s’appercevoirfacilement en examinant le malade si lamaladie doit être attribuée à quelquehernie ; les autres causes font trop ca-chées pour qu’oti puisse même les soup-çonner, on est obligé d’agir en aveugle,Lee n’est pas le seul cas où l’on soit ré-duit au tâtonnement & à U divinationsouvent funestes , mais indispensables.
Pronostic. La pajston iliaque est unemaladie très-dangereuse , fort aiguë , quiest bientôt terminée plutôt en mal qu’enbien: lorsqu’eile dépend de l’inflamina-tian, ou qu’elle en est accompagnée , Hest rare qu’on en échappe ; il y a p ; usà espérer si elle est la suite d’une hernie,parce qu’on peut rentrer l’intestin, oudu moins on a toujours le pis-aller de l'o-pération ; elle se guérit assez facilementlorfqu’elle est la suite d’une constipation,opiniâtre , d’un remrement d’intestin ,c ïfo. La guérison est prochaine lorsque lemalade prend les lavemens & qu’il lesrend facilement , que les douleurs nesont point fixes ni continues ; iln’yaplus de danger lorsque les remedes laxa-tifs qu’on prend par la bouche , opèrentpar les selles ; mais le péril est pressant,& il ne reste plus d’espérance , lorsqueles douleurs qui étoient extrêmement ai-guës , yiennentà cesser tout-à-coup fans