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fit de riche? présens à ce pauvre village,lui donna le titre- de ville, & tailladesordres pour l’agrandir.
Aptes la mort d'Alexandre , Lyfima-que amplifia le nouvel iLìon , & l'cnvi*ronna d'un mur de quarante stades ; maiscette ville n’avoit plus de murailles,quand les Gaulois y passerent , l’an 477de Rome , & la première fois que lesRomains entreront en Aise , c’eft à-direl’an de Rome 564 , llion a volt plutôt l’aird'un bourg que d’une ville ; Fimbria ,lieutenant de Sylìa , acheva de la ruineren 668 , dans la guerre contre Mithri-date.
Cependant Sylla consola les habitansde leur perte-, & leur fit du bien. Jules-Céfir qui se regardoit comme un des deí-cendans d’Enee , s’affectionna entière-ment à cette petite ville, & la réédiiîa.11 donna non-feulementde nouvelles ter-res à ses habitans, mais la liberté Sc{'exemption des travaux publics. En unmat , il étendit fi loin les bienfaits furllion , qu’an rapport de Suétone, on lesoupçonna d’avoir voulu quitter Romejfonr s’v établir, & y transporter les vi-cheílés de l’empire.
On eut encore la même frayeur fousAuguste ; qui en qualité d’héritier de Ju-les-Célar , auroit pu exécuter ce grandproiet. L’un & Vautre montrèrent enplusieurs occasions, un penchant très-marqué pour la ville d 'llion. Nous venonsde voir ce que le premier fit pour elle ;le second y ctablit une colonie avec denouveaux privilèges, & rendit aux Rhc-tions la belle statue d’Ajax, qu Antoineavoitsait transporter en Egypte.
Enfin, M. le Fevre, Bkícier, & leP. Sanadon, font persuadés’ que ce futpour détourner adroitement Auguste dudessein qu'il pouvoit avoir de releverl’éelat de l'ancienue Troie , qu’Horacecomposa cette ode admirable , chef-d'œu-vre de la poésie lyrique , qui commencep-ar jujìuni N tenacem prepofitì vintm ,dans laquelle ode i! fait tenir âJunon cediscours.
llion, llion !
Fatalis inccftuque index,
Et millier pengrinu vertitIn pulverem.
llion, ia détestable llion ! c’est parcette répétition qn’íl tâche d’imprimerdes sentimens d'aversion pour cette ville;
Fomt XVlll. Fart, I.
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par mépris encore, il ne daigne fairenommer à Junon , ni Paris, ni Hélene ;l’une est une femme étrangère, Vautreun juge Fatal à fa patrie , un violateur del’hospitalité ; Ltomcdon & bs Troyensfont des perfides, des parjures, livrésdepuis long temps à la colore des dieux.Voilà lc sujet de-cct'c piece lyrique dé-couvert ; Sc vraisemblablement Horacela fit de concert & par les conseils de Mé-cène & d’Agrippa : jamais le poète n’eutun sujet plus délicat à manier : & jamaisil ne s’en tira avec tant d’art.
llion subsista encore sous les empe-reurs. On a des médailles frappées aunom de ses habitans. 11 y en a mie deMarc Aureb , qui représente Hector surun char à d ux chevaux, avec cette lé-gende IAIEUN EKTiïP. Il y eu a Vau-tres de Commode & d’Antonin fils deSévere, fur lesquelles la légende est lamême; mais le char est à quatre che-vaux. On en a a .fi à deux chevaux frap-pées fous Sévere & fous Gordien.
C’est de Vllion dor,t il est ici question ,que les voyageurs disent avoir vu le: rui-nes, L non pas de lancienne Troie,qu’Hector 11e put défendre , & que UsGrecs brûlèrent impitoyablement dansune feule nuit. Voy. Troie. (D. J.')
1 LISSIDES , adj. sein. pi. A/ythol. ,llijstXes , on lliJIÎnAes est un surnom desMuses, pris du fleuve dans lAt-
tique , lequel fleuve ronloit des eaux sa-crées. Voy. IlissuS. Giog. (D. J. j
ILISSUS , Géeg. «sc. , ville & rívierede Grece dans l'AtHque ; du temps dePline on ne voyoit déja plus que les rui-nes de la ville , c’est pourquoi il dit, lo~eus llifos ; les Athéniens avoient fur lebord de la rivière un autel consacré auxMuses Ililfiades ; c’étoit auíîi fur lesbords de l 'Ilijfus que fefaífoit la lustrationdans les petits mystères ; ses eaux étoientréputées sacrées par u t statut de religion,sacra inftítuto , dit Maxime deTyr, Les-Turcs ont aujourd’hui détourné les eauxdc Vllijsus, pour arroser leurs jardins,& ou n’en volt presque plus que le lit.(D. J.)
IUTHYE, f. f. TJltêrat. ístMyth.,divinité de la Fable ; Ilitbye fille de Ju-non & sœur d’Hébée , présidoit commesa more aux aecouchemens ; 1 s fem-mes dans les douleurs de l’enfantementpromettaient des sacrifices, si elles vé-Y