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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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de cueillir le fruit attx arbres, ils abat- 1tent les arbres pour cn prendre le fruit.

Dans un si grand pays , on ne commîtque trois villages, dont l'un peuplé dehuit ou neuf cents Illinois , est à plus deÇo lieues du second.

Les Illinois vont tout nuds depuis laceinture j toute forte de figures biiarres, ;qu’ils se gravent sur le corps, leur tien- jnent lieu de vêtement. lis ornent leur cè- jte de plumes d’oiseaux, se barbouillent 1Je visage de ronge, & portent des colliers«le petites pierres du pays <ìe diversescouleurs. Ils ont des temps de Festins &de danses, les unes en signe de réjouii-sance, les autres de deuil; ils u’enter-rent point leurs morts, ils les couvrentde peaux , & les attachent à des bran-ches d'arbres.

Les hommes font communémentgrands, & tous írès-kstes à la course.La chaise fait leur occupation, pourpourvoir à kur nourriture , à laquelleils joignent le blé d’inde; & quand ilsen ont fait la récolte , ils renfermentdans des creux fous terre , pour le con-server pendant l'été. Le reste du travailregarde ks femmes & les filles; ce fontelles qui pilent le blé, qui préparent lesviandes boucanées, qui construisent lescabanes, qui, dans les courses néces-saires, le-', portent fur leurs épaules.

Elles Fabriqutnt ces cabanes en formede longs berceaux, & les couvrent avecdes nattes de jonc plat, qu’elles ontl’a-dresse de coudre ensemble très. artiste-ment, & à réprouve de ia pluie. Elless’occupent encore à mettre en œuvre lepoil des bysons ou bœufs sauvages , à enfaire des sacs & des ceintures. Ces bœufsfont bien disscrens de ceux d’Europe ; ou-tre qu’ils ont une grosse bosse fur le dosvers les épaules, ils font encore tout cou-verts ri’une laine fine , qui tient lieu anxIllinois de celle qu’ils tireroient des mou-tons , s’ils en avoient dans leur pays.

Leur religion consiste à honorer nnecfpece de génie qn’ils nomment Manitou,& qui, selon enx , est maître de la vie& dc la mort. Voy Manitou.

Je ne conseille pas au lecteur qui feracurieux d’autrcs détails , de les prendredans le P. Hennepin, ni da us la relationde l’Amérique du chevalier Tontiou-vrage supposé ; mais il y a quelque chosede mieux sur les Illinois , c’estune let-

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tre du P. Gabriel Marest, Jésuite mission-naire , qui est insérée d'.ns le Recueil deslettres éiijumtes , tom, XI. [D. J.)

ILLOi-K, G fog-, petite ville de ìa bassc-Hongrie dans l’Esolavonie. Elle est furle Danube, à L lieues de Peterwaradin ,8 8. E. d’Issek , 30 N. 0 . de Belgrade.Long. 37. 4;. lut. 45. 30. (D. J.)

ILLUMINATION, f. f., Grain., c’estfaction il’un corps lumineux qui éclaire,ou la passion d’uu corps opaque qui estéclairé; il se dit au simple & au figuré.Au finis k, de ia. maniéré dont nos tem-ples fout éclairés a certains jourr folem-ncls ; des lumières que le peuple est obli-gé d’entrctenir la nuit fur ses fenêtres,lorsque quelque événement impor tant &heureux l’exige ; & de celles dont lesfaces des grandes maisons lont décorées ,dans les mêmes circonstances, ou dansquelques fêtes particulières. Nos artistesle font souvent distingués par le goûtdans ce genre d'artifice, qui consiste àimiter des morceaux d’architecture & au-tres objets, par un grand nombre delumières symétriquement distribuées. Aufiguré, on appelloït autrefois le sacre-ment de baptême l’ illumination , & nousnous servons de la même expression , pourdésigner ces inspirations d cubant , quequelques personnes privilégiées ontéprouvées. La foi est un don & uneillumination de l’Esprit saint.

Illumination, se dit en Peinturede figures, 011 autres objets peints fur descorps transparens, comme le verre, lagale, le papier, la toile, &c. derrièrelesquels on met des lumières qu’ou 11evoit point, & qui font appercevoir lesobjets représentés; On s’en sert dans lesdécorations de théâtre , dans celks desfêtes publiques, & on en fait de toutescouleurs.

ILLUMINE, adj. pris subst., l'héo-log ., c’est le nom que l’on dennoit an-ciennement dans l’église à ceux quiavoientrequ le baptême. LL Baptême.

Ce nom leur venoit d’une cérémoniedu baptême , qui consistoit à mettre dansla main du ncophite qui venoit d’ètrebaptisé, un cierge allumé, symbole dela foi & de la grâce qu’il avoit reçu parce sacrement. Voyez, CathÉCU.mENe.Dictionnaire île Trévoux.

1 . Illumine', nom d’une secte d’héré-j tiques qui s’éleverent en Espagne, vers