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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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Tonnages font trop émus pour penser àluivre'une allégorie.. C’étoit le goût cl usiécle île Corneille , & lui-méme il s’enest ressenti.

En changeant d’idée, on peut immédia-tement passer d’unc image à une autre:mais le retour du figuré an simple est in-dispensable si l’on s’étend sur la mêmeidée, lans quoi l’on servit obligé de sou-tenir la premicre image : ce qui dégé-néré en affectation , ou de présenter lemême objet lotis deux images différen-tes, eípcce d’i n co n séquence qui choquele-hon sens & le goût.

II y a dés idées qui veulent .âtre rele-vées ; il y eu a qui veulent qué l 'imageles abaisse an ton du style familier. Cegrand art n’a point de réglés, L,ne sau-roit íé raisonner. Entendez Luorcce.-per-lant de la superstition : comme Vira âgequ’il emploie agrandit son idée !

Humana ante ocalos fade cum vit a jaceretJn terris, cpprejsa gravi fié relìgìcne , ìQiue caput à cceli regionibits ojlcndebat.

Voyez des idées aussi grandes présentéesaveectoute lenr force Iblis les traits lesplus ingénus. “ C’est le déjeuner d’un ;petit ver que lc cœur & la vie d’un grandempereur,,, dit Montagne: & en par-lant de la guerre : “ Ce furieux monstreà tant de bras & à tant de têtes c’est tou-jours l’homme fossile , calamiteux & mi-sérable , c’est une fourmillìere émue.L’homme est bien insensé , dit-il encore,il ne saureit forger un ciron, & il forgede S dieux par douzaine. „ Avec quellesimplicité la Fontaine a peint une morttranquille !

Gufortoil cle la vie aìvfì que d'un banquet ,Remerciant son hôte & faisant sim piquet ..Ce qui rend cette familiarisé frappant,q,c’est l’élévation d’ame qu’clle annonce :Car il faut planer au- dessus des grandsobjets pour les voir au rang des pefiteschoses t & c’est en général fur.la situa-tion, de famé dc celui qui parle que íeposte doit se régler pour élever ou abais-ser ! 'image.

Dans tous les mouvemens impetueijx,comme l’enthnusiasmc , la passion, &c.lé style s’enfle de lui-méme, il se tem-père ou s’affoiblit quand l’ame s'appai-1c ou s’épniie: ainsi toutes les fois quela beauté (lu sentiment est dans le cql-_me, î'image .est d’autant plus belle,

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qu’elle est plus simple & plus familière.Les exemples de certe simplicité pré-cieuse sont rares chez les modernes, ilsfont communs chez les anciens, je nepeux trop inviter les jeunes poètes à s’ennourrir l’esprit & saine.

Quant à l’abus des images qu’on ap-pelle/era; de mots , cet abus consiste dansla fausseté des rapports.

Les rapports d u figuré au figuré nelont que des relations d’une image à uneimage, fans que ni l’une ni l'autre soitdonnée pour i'objet réel. C’est ainsi quel’on compare les chaînes de l’amouraveccelles de l’ambition , & que l’on dit quecelles - ci font plus pelantes L moinsfragiles. Alors ce sont les idées mêmeque l’on compare sous des noms étran-gers.

Mais c’est abuser des termes que d’é-tablir une ressemblance réelle du figuréau simple : l 'image n’tst qu’une compa-raison, dans lé sens de celui qui l’em-ploie ; c’est la donner pour I’objetmême que de lui attribuer les mêmesrapports qu’à I’objet, comme dans cesver> ! •

Brûlé de plus de feux que je n'en allumai.

,(R»c.)

Elle fuit, mais en Parthe , en me perçantle cceur. ( Corn. )

De là fiction à .la réalité les rapportssont pris à la lettre : íc non pas de lamétaphore à la réalité: par exemple,après avoir changé Sirinx en roseau, lepoète en peut faire une flûte : mais quoi-qji’il appelle des lys & des roses les cou-leurs d’une bergere , il n’en fera pas unbouquet : Pourquoi cela ? C’est que la mé-tamorphose de Sirinx est donnée pour unfait dont U‘ poète est persuadé; au lieuque ies lys & les roses ne lont qu’une;Comparailon dans l’elprit même du poète:c’fst pour n’avoirpas fait cette distinc-tion fi facile, que tant de poètes ontdonné dans les jeux de mots, s u n desvices les plus opposés au naturel, qui faitle charme du style poétique, (fr/. Mur-montel.)...

V . Hypotipose.

Im áGE , Gravure, il se dit aussi dp..centaines estampes pieuses, ou antres',,grossièrement gravées. • C’est de-là quevient le substantif imager , ou,marchandd'tvmges. On dit de ceux qui sont c u*