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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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fièrement de la mienne, & qui ne meparoît pas aussi simple. On peut voirles démonstrations des deux propoíìtionsdont je viens de parler, dans le traitéde M. de Bougainville le jeune lui lecalcul intégral.

Un corollaire de cette proposition,qui est démontré Fort simplement dansles mémo ires d e Berlin 1746 , c’est quefie-j-fV —l est u ne des racines d’nneéquation, t —f V — I en fera uneautre ; & voilà pourquoi les racines ima-ginaires des équations vont toujours ennombre pair. f' - . Racine.

Deux quantités imaginaires jointesensemble peuvent Former une quantitéî_ - . —

ré elle; par e xemple, V a + b V — 1 4

V a — b V — 1 est un quantité réelle.V. Cas IRREDUCTIBLE. ( 0 )

Imaginaire , Docimastique , poidsimaginaire ou fictif, v. Poips Fictif.

IMAGINATION, IMAGINER, Lo-gique , Métafkys. Littérat. Beaux-Arts , e’est le pouvo : r que chaque è.tresensible éprouve en Foi de se représenterdans son esprit les choses sensibles; cettefaculté dépend de la mémoire. On voltdes hommes, das animaux , des jardins ;ces perceptions entrent par les sens , lamémoire les retient , Vìmaginatìon lescompose ; voilà pourquoi ies anciensG'ecs appellerent les Muses filles de laAléatoire.

II est très-essentiel de remarquer^queces facultés de recevoir des idées, de leséetenir, de les composer, sont au rangdes choses dont nous ne pouvons rendreauenne raison ; ces ress.rts invisibles denotre être font dans la main de l’Etresuprême qui nous a faits, & non dans lanoire.

Peut-être ce don de Dieu , Vhnagina-fìon, est-il le seul instrument avec lequelnous composions des idées, Sc même lesplus métaphysiques.

Votis prononcez le mot de triangle,mais vous ne prononcez qn’un son siVmis ne vous représentez pas Pimaged’un triangle quelconque ; vous n’avezcertainement eu l'idée d’un triangle queparce que vous en avez vu li vons avezdes yeux, ou touché si vous étés aveu-gle. Vous ne pouvez penser au triangleen général si votre imagination ne fe

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1 figure, au moins confusément, quelquetriangle particulier. Vous calculez ; maisiìraut que vous vous représentiez desunités redoublées , lans quoi il n’y a quevotre main qui opéré.

Vous prononcez les termes abstraits,grandeur, vérité , jujlice , fini, infini jmais ce mot grandeur est-il autre chosequ’un mouvement de votre langue quifrappe Pair, si vous n’avez pas l imagede quelque grandeur? Que veulent direces mots vérité, mensonge , li vous n’a-vez pas apperqu par vos sens que tellechose qu’on vous avoit dit existoit eneffet, & que telle autre n’cxistoít pas ?& de cette expérience nc composez-vouspas l'idée générale de véiité & de men-songe ? & quand on vous demande ceque vons entendez par ces mots, pou-vez-vous vous empêcher de vous figu-rer quelque image sensible , qui vousfait souvenir qu’on vous a dit quelque-fois ce qui étoit, & fort souvent ce quin’étoit pas?

Avez vous la notion de juste & d’in-juste autrement que par des actions quivous ont paru telles? Vous avez com-mencé dans votre enfance par apprendre alire fous un maître ; vous aviez envie debien épeller, & vous avez mal épelîé.Votre maître vous a battu, cela vons aparu très- injuste ; vous avez vu le salairerefusé à un ouvrier, & cent autres cho-ses pareilles. L’idée abstraite d u juste& de l’injuste est- elle autre chose que cesFaits confusément mêlés dans votre ima-gination ?

Le fini est-il dans votre esprit autrechose que l’image de quelque mesurebornée? L’ïnfini est-il antre chose quelimage de cette même mesuré que vousprolongez fans fin?

Toutes ees opérations ne se font-ellespas dans vous à-peu-près de la mêmemaniéré que vous íisez un livre ? vousy lisez les choses, & vous ne vous oc-cupez pas des caractères de ('alphabet,fans lesquels pourtant vous n’aurîez au-cune notion de ces choses.' Faites.y unmoment d’atéention, & alors vous ap-percevrez ces caractères fur lesquelsglissoit votre vue ; ainsi tous vos rai-sonnement; , toutes vos connoissances ,font Fondées fur des images tracées dansvotre cerveau : vous ne vons cn apper-cevez pas ; mais arrêtez-vous un mo-