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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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pierre broyée, rejointe en maniéré &forme de parement, tels que les marbre,seuils.

Quelques-uns croient que les obélis-ques & ces grosses colonnes antiques quinous restent, étnient faites les unes parjmpajhition L les autres par fulìon. LUI.de Trévoux.

IMPATIENCE, f. f., Morale, in-quiétude de celui qui souffre, ou qui at-tend avec agitation l’aecomplissement deses vœux.

Ce mouvement de l’ame plus ou moinsbouillant, procede d’un tempérament vif,facile à s’eníìammer , & qu’on auroit pusouvent modérer par les secours d’unebonne éducation.

Les princes qui croient tout pouvoir,& qni se livíent à leurs impatiences , imi-tent ces enfans qui rompent les branchesdes arbres, pour en cueillir le fruit avantqn’il soit mûr. 11 faut être patient pourdevenir maître de soi & des autres.

Loin donc que l 'impatience soit uneforce St une vigueur de Paine, c’estunefoiblesse & une impuissance de souffrirla peine. Elle tombe en pure perte, & neproduit jamais aucun avantage. Quicon-que ne fait pas attendre & souffrir, res-semble d celui qui ne sait pas taire un se-cret ; l’un & l’autre manquent de forcepour se retenir.

Comme à l’homme qui court dans unchar, & qui n’a pas la main assez Fermepour arrêter quand il le faut ses cour-lìeurs fougueux , il arrive qu’ils «'obéis-sent pi,us au frein , brisent le char , &jettent le conducteur dans le précipice;ainsi les effets de V impatience ptuveiìtíoiì-vent devenir Funestes. Mais les plus sagesleqons contre cette foiblesse font bienmoins puissantes pour nous en garantir,que la longue épreuve des peines & desrevers. (L. /.)

, IMPECCABILITE', f. f., Théologie ,état de celui qui ne peut pécher. C’estaulfi la grâce, le privilège, le principequi nous met hors d’étatde pécher. Voy.PÉCHÉ.

Les théologiens distinguent différen-tes fortes 8t. comme différois degrés d’íjw-feccabilité. Celle de Dieu lui convientpar nature; celle de Jesus-Christ en tantqu’homme , lui convient ì cause de l’u-nion hypostatique ; celle des bienheu-reux est une fuite de leur état ; celle des

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hommes est l’effet de la confirmation engrâce , & s’appelle plutôt impeccante{{u’impeecabilité : aulfi les théologiensdistinguent - ils ces deux choses ; ce quiest fur - tout nécessaire dans les disputescontre les Pélagiens , pour expliquer cer-tains termes qu’il est aisé de confondredans les peres grecs & latins. LUI. deTrévoux. (6)

IMPÉNÉTRABILITÉ , f. f. , Méta-/ phyjîq. U Thyf.) qualité de ce qui né sepeut pénétrer ; propriété des corps quioccupant tellement un certain espace,que d’autres corps ne peuvent plus ytrouver de place. ^.Matière.

Quelques auteurs définissent Vimpéni.trabilìté j ce qui distingue une substanceétendue d’avec une autre, 011 ce qui faitque l'extenfion d’une chose est différentede celle d’une autre ; en sorte que cesdeux choses étendues ne peuvent être enmême lieu , mais doivent nécessairements’exclnre l’une l’autre. Voy. Solidité.

II n’y a aucun doute fur cette pro-priété àl’égard des corps solides, car iln’y a personne qui n’en ait fait l’ex-périence., en pressant quelque métal,pierre, bois, Lc. Quant aux liquides,il y a des preuves qui les démontrent àceux qui pourroient en douter. L’eau ,par exemple , renfermée dans une boulede métal, ne peut être comprimée parquelque force que ce soit. La mémechose est vraie encore à l’égard du mer-cure , des huiles & des esprits. Pour cequi est de l’air renfermé dans une pompe,il peut en quelque forte être comprimé ,lorsqu’on pousse le piston en bas ; maisquelque grande que soit la force qu’onemploie pour enfoncer le piston dans Upompe, ou ne lui pourra jamais fairetoucher le fond.

En effet, dès que l’air est fortementcomprimé , il fait autant de résistancequ’en pourroit faire une pierre.

Les Cartésiens prétendent que déten-due est impénétrable par fa nature : d’au-tres philosophes distinguent détendue desparties pénétrables & immobiles qui cons-tituent l’espace , & des parties pénétra-bles 8c mobiles qui constituent les corps.Voyez Etendue, Espace & Ma-tière.

Si nous n’euffions jamais compriméaucun corps, quand même nous cuisionsCe r