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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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des malheurs à ceux à qui il parle. Elleeft quelquefois dictée par l’horreur poul-ie crime & pour les scélérats, commecelle ci du grand - prêtre Joad dans P A-thalie de Racine.

Da igné , daigne , mon Dieu , sur Na-than & sur elle ■

Répandre cet esprit i'impruience &d'erreur,

- De la chute des rois , funeste avant-coureur.

Quelquefois elle est Peffet de l’indi-gnation mais le plus souvent celui de tacolere & de la fureur. Ahilidans Rodo-gune Cléopâtre expirante, souhaite à sonfils Antiochns ft à cette princesse tous lesmalheurs réunis.

Ruijse le ciel, tous deux vous prenantpour vìBimes ,

laijfer tomber fur vous la peine de mescrimes.

luisiez -vous ne trouver dedans votreunion ,

Qú horreur , que jalousie, cs que con-fusion i

' Et pour vous souhaiter tout les malheursensemble ,

Ruijse naître de vous un fils qui me res-, semble.

IMPREGNATION, f. f. Œcon. anim.,ce terme est proprement synonyme defécondation. Voyez FÉCONDATION,Génération, Grossesse.

IMPREGNER, verb. act. Gram .,imprégner un corps d’un autre, c’est ré-pandre les molécules de celui-ci entre lesmolécules dn premier, en forte qu’il ycn ait par-tout également : c’est ainfiqu’un drap est imprégné de la liqueur co-lorante ; qu’une eau est imprégnée de sel, |&c. Ainfi l ’imprégnation se fait ou par le imélange, ou par Pimbibition , ou parla combinaison, ou par la dissolution,&c.

IMPRENABLE, adj. Gram. , qui nepeut être pris, forcé. IJ ne se dit gue-re que d’une place fortifiée. II n'y a au-cune place imprenable depuis l’inventionde la poudre à canon.

IMPRESCRIPTIBLE, adj. Juris-prud ., le dit de ce qui ne peut être pres-crit, comme le domaine du roi. II y ades choses qui font imprescriptibles deleur nature, de maniéré qu’elles ne peu-vent jamais être prescrites ; d’autres qui,quoique sujettes en général à la loi de ta

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prescription, ne peu,vent être prescritespendant un certain temps où la prescrip-tion ne court pas. Voyez Prescrip-tion. (Aj

IMFRESCRIPTIBILITE, f. f. Ju-rifprud., est la nature d’une chose qui larend imprescriptible, ou non sujette àêtre prescrite, soit activement ou passive-ment. Voyez Prescription. (Aj

IMPRESSE , adj . Pkilosop., on ditdesespeces imprejses, & des espeees ex-presses. On entend par les premières, desémanations qui se détachant des corpsdont elles font des simulacres légers,vien-nent frapper nos organes, L fonttrans-mises aufenforium commune, où le prin-cipe intelligent s’en occupe & s’en formedes concepts qu'on appelle especes ex-presses. Les especes imprejses font maté-rielles , les expresses font spirituelles ;les unes & les autres font chimériques.Voy. les art. IDEES , SENSATION, ísc.

IMPRESSION, f. f. Gram., c’eft eagénéral la marque de faction d’un corpsfur unaútre. Les piés des animaux s’im-priment fur la terre molle. Le coin laisseson imprtjsim fur la monnoie. Les objets■ extérieurs font impression fur nos sens.Les impressions reques dans la jeunesse ,ressemblent aux caractères gravés fur l’é-corce des arbres : ils croissent & fe for-tifient avec eux. Ce n’est point par lesimpressions de détail, qu’il faut juger déla bonté morale d’un Ouvrage dramatique,mais par f impression derniere qu’on enremporte. Vous avez cent fois ri du mi-fantrope Alcefte ; vous Pavez trouvé bru-tal, opiniâtre, insensé, ridicule; maisà la fin , vous prendriez volontiers sonrôle dans la société, & vous l’estimezassez pour souhaiter de lui ressembler.Le mot impression a cent autres acceptionsdiverses, tant simples que figurées.

Impression, f. f. c’est lc produit defart de l’ímprimeur. La beauté d uneimpression depend de tant de circonstan-ces différentes, qu’il est presque impos-sible de trouver à cet égard un seul livreégalement bien conditionné : ìl n’y aguere que du plus ou du moins.

Vimpression d’Hollande a dû la répu-tation dont elle jouiffoit, à f élégance deses caractères, & à la beauté de son pa-pier. La fonderie en caractères a surpasséici celle de Hollande; mais il seroit en-core à désirer qu’en faisant l'ceil un peu