Band 
Tome dix-huitieme. I - JOM.
Seite
488
JPEG-Download
 

433 I M P

proprement; dite , & conséquemment

n'est point une cause pour dissoudre lemariage.

• On met au nombre des empêchemensdirima'is du mariage le maléfice, sup-posé qu’il provînt d’une cause surnaturelle( ce que l’on ne doit pas croire légère-ment, ) & qu’après la pénitence enjointe& la cohabitation triennale , l’empét he.mtiit ne cessât point & sût réputé perpé-tuel : mais si Vimpuissance provenant demaîésice , peut être guérie par des remè-des naturels, ou que la cause ne paroissepa; perpétuelle, ou qu’elle ne soit'sur-venue qu’après le mariage : dans tous cesGas elle ne forme point un empêchementdirimant.

Quoique le défaut de puberté soit unempêchement au mariage > eet empêche-ment ne seroit pas dirimant, fila malice& la vigueur avoient précédé l’âge ordi-naire de la puberté.

La vieillesse n’est jamais réputée unecause á'impuissance, ni un empêchementau mariage, soit qu’elle précédé le ma-riage , ou qu'elle survienne depuis.

íi en est de même des infirmités quiferment survenues depuis le mariage,quand même elles ferment incurables,& qn’elleî rendroient inhabiles à la gé-nération.

Ln connoissance des demandes en nul-lité de mariage pour cause dimpuissanceappartient naturellement au juge sécu-lier ; & pendant les six premiers siéclesde régisse, ses juges séculiers étoientles seuls devant lesquels ces sortes decauses fussent portées. Néanmoins, pré-sentement les juges d’égiise sont en pos-session de connoître. de ces sortes de de-mandes, sauf en cas d’abus l’appel auparlement.

Les premieres auxquelses on a recoursdans cette matière, font l'interrogatoiredes parties, le serment des parons, lavisite du mari & de h femme. Qn or-donne aussi U preuve du mouvement na-turel, lorsque le mari est accusé de fri-gidité.

On ordonnoit aussi autrefois le con-grès , ce qui. a été sagement aboli,

0,ii ordonne seulement encore quel-quefois la cohabitation triennale pouréprouver les parties , & connoître si

X'impuijsance est réelle & perpétuelle.

Dans. le ûqs qù le mariage est décla-

I M P

t ré util pour eaisse d impuissance, les c*-: nons permettent aux contractant la co-habitation fraternelle ; mais alors ils; uoivent réellement vivre avec la même- retenue que des personnes qui ne font: point mariées.

Voyez au code le titre de frigìdis U: castratis , & aux décrétâtes le titre de• frigidis &maleficiatis , les conférences deCaseneuve, Hotmail & T-sievau , Imitésde l'impuissance. Voyez auffi le traité dela dissolution dn mariage pour cause d'im-puissance, par M. Bouhier. ÇA)

IMPUISSANT , adj. , Jurispr. , sedit de ce qui est inhabile à faire quelquechose.

On appelle impuissant un homme quiest inhabile à la génération. Voyez ci -dessus Impuissance.

On dit auffi qu’nn acte ou un titre &un moyen est impuissant pour prouvertelle chose, c’est à-dire, qu’il ne peutpas avoir cet effet. ÇA)

IMPULSIF , adj., Physique , qui agitpar impulsion. Ainsi oh dit force im-pulsive , vertu impulsive. Voyez Im-pulsive.

IMPULSION, f. f., Physique , estfaction d’un corps qui en pouffe un au-tre, & qui tend à lui donner du mou-vement, ou qui lui en donne en effet.On trouvera à Varticle Percussion 1les loix de Yimpulfion des corps. On verradans ce même article, & aux articlesCommunication & Équilibre, cequ’on peut penser sur la néceffité de ce*loix. A n reste, la propriété ou la vertupar laquelle un corps en pouffe un autre,& lui communique du mouvement, estquelque chose de fort obscur, & il sem-ble qu’on doit être presque auffi étonnéde voir qu’un corps qui en frappe linautre , le dérange de fa place , que davoir un morceau de fer íe précipitervers une pierre d'aimant, ou une pierretomber vers la terre. C’est donc uneerreur de croire que l’i.dée de Vimpulsionne renferme aucune obscurité , & devouloir, à l’exclusion de tout autre prin-cipe, regarder cette force comme laseulequi produise tous les effets de la nature.S'il n’est pasab.solliment démontré qu’ily en ait d’autre, il s’en faut beaucoupqu’iì soit démontré que cette forme soitla seule qui agisse dans l’univers. Voyez