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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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& le profit de ceux qui vendent des ac-tions au prix de n 600 écus.

Nous ne ferons pas rémunération deSpetits établisseinens & des comptoirs quela compagnie danoise poflède actuelle-ment dans VInde ; nous dirons feule-ment que depuis peu elle a fait un fondsà Tranquebar pour renouvelles le com-merce d u poivre , & bâtir une loge fur lacôte de Travancoor.

II est bien singulier qn’après tant demalheurs consécutifs éprouvés pendantplus d’un siecle, cette compagnie, centfois culbutée, détruite, anéantie , se sou-tienne encore au milieu de la rivalité dumême trafic par le® trois puissances mari-times. Mais on ne doit pas douter que laprotection constante des rois de Dane-marck, les foins que se sont donnésceux qui successivement en ont été lespréfidens ; une direction économe , sage,attentive & désintéressée, une libertéentiere , exempte de gêne dans les assem-"blées générales & annuelles,où toutes lesopérations se décident, ne soient les'vraies sources de la subsistance & de laprospérité de cette compagnie,supérieureà ce que les intéressés osèrent jamais s’enpromettre. (O. J.')

INDE, f. m., Commerce , drogue fortemployée dans la teinture pour le trieu,& qu’on nomme autrement indigo. Voy,Jndjgo. (D. J.)

Inde, rouge d', Htst. mit. Les An-glois nomment indimn red , 011 rouge d’in-de , une espece d’oehre d’un beau pour-pre , très-pesante, très-dure & compacte,remplie de particules luisante», qui co-lore fortement les mains, s’attache à lalangue , est d’uit goût austère L astrin-gent ; elle Fait une ébulíition très-viveloifqu’elle est jettée dans l’eau, mais ellene s’y divise point» elle durcit dans leFeu fans changer de couleur. On trouvepne grande quantité de cette terre dansl’úle d’Ormus, dans le golfe persique,d’où on la transporte dans Vlnde , oùl’on s’en sert pour peindre les maisons.C’est une très - bonne couleur. VoyezMender d’Acosta, Hi(l. nat. des fojjiles.

^ * INDÉCENT , adj., Gram. U Mo-rale, qui est contre le devoir, la bien-séance & l’honnêteté. Un dgs principauxcaractères d'une belle ame , c’est le sen-timent de la décence. Lorsqu’il est por-

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téàl’extrême délicatesse, la nuance s’earépand sur-tout, snrtes actions . lurlesdiscours, fur les écrits, fur le silence,stir le geste , sur le maintien ; elle relèvele mérite distingué ; elle pallie la >> édio-crité ; elle embellit la vertu j elle donnede la grâce à l'ignorance.

Uindécence produit les effets contrai-res. Oo la pardonne aux hommes, quandelle est accompagnée «j'une certaine ori-ginalité de caractère, d’une gaieté par.ticuliere & cynique, qui les met au-dessus des usages : elle est insupporta-ble dans les femmes. Une belle femmeindécente est une espece de monstre , queje comparerois volontiers à un agneauqui auroit de la Férocité. On ne s’attendpoint à cela. IIy a des états dont on n'oseexiger la décence : l’anatomistc , le mé-decin, la sage-femme sont indécem sansconséquence. C’est la présence des fem-mes qui rend la société des hommesdécente. Les hommes seuls font moins dé-cents. Les femmes font moins décentesentr’elles qu’avec les hommes. II n’y aptesqu’aucun vice qui ne porte à quel.qu’action indécente. II est rare que le vi-cieux craigne de paroître indécent. 11 secroît trop heureux quand il n’a que cet-te foible barrière k va ncre. II y auneindécence particulière S: domestique; ily en a une généra e A publique. 0 > bles-se celle-ci peut-être toutes les foi q u'en-traîné par un goût inconsidéré pour lavérité, on ne ménage pas assez les er-reurs publiques. Le luxe d'un citoyenpeut devenir indécent dans les temps decalamité; il ne se montre point (ans in-sulter à la niifere d’une nation. I> feroitindécent de se réjouir d’un succès parti-culier au miment d’une affliction pu-blique. Comme la décence consiste dansune attention scrupuleuse à des circons-tances légeres & minutieuses, elle dis-paroît presque dan le transport desgrandes pallions. Une mere qui vientde perdre fou fils ne s’upperqoit pas dudésordre de ses vstemens. Une femmetendre & passionnée , que !e penchantde son cœur, le trouble de son esprit& l’ivresse de ses sens abandonne à l’im-pétuosité des désirs de son amant, feroitridicule fi elle se ressouvenoit d’êtredécente , dans un instant où elle a ou-blié des considérations plus importantes.Elle est rentrée dans î’état de nature :Mm g