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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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iií«iíi/estun mode personnel qui expri-me directement & purement Vexistenced’un sujet déterminé sous un attribut.

Connue ce mode est destiné à être adap-té à tous les sujets déterminés dont ilpeut être question dans le discours, ilreçoit toutes les inflexions personnelles& numériques , dont la concordance aveclesiiiet, est la suite nécessaire de cetteadaptation ; cette propriété lui est com-mune avec tous les autres modes person-nels lans exception.

Mais il exprime direflement. C’est uneantre propriété qu’il ne partage pointarec le mode subjonctif, dont la signi-fication est oblique, fonte cnonciationdont le verbe est au subjonctif, estl’ex-preffion d’un jugement accessoire , quel'on n’envisage que comme partie de. lapensée que l’on veut manifester ; & . í’é- inonciation subjonctive n’eftqu’un com-plément de dénonciation principale.Celle-ci eftl’expreflìon immédiate de lapensée que l’on se propose de manifester,

& le verbe qui en fait l’ame doit être aumode indicatif. Ainsi ce mode est direct,parce qu’il sert à constituer la propositionprincipale que l'on envisage -, St le sub-jonctif est oblique, parce qu’il ne consti-tue qu’uneénoneiatioo détournée qui en-tre dans le discours par accident & commepartie dépendante. Je fais de mon mieux'.dans cette proposition , je fais exprimedirectement, parce qu’il énonce immé-diatement le jugement principal que jeveux faire connoître. II faut que je fajfedémon-mieux: dans cette phrase-, je fajfeexprime obliquement, parce qu’.ií énonceUn jugement accessoire subordonné auprincipal, dont le caractère propre estU faut. C’est à cause de cette, propriétéque Scaliger le qualifie , solus modus af-tus feientiis , solus fater veritatis. De

cuus. I. I. v. ,16.

J’ajoute que U mot indicatif exprimepurement l’existence du sujet, peur mar-quer qu’il exclut toute autre idée acces- \foire, quin’est pas nécessairement com-prise dans la signification essentielle duverbe ; & c’est ce qui distingue ce ujodede tout autre mode direct. L’iinpératif estaussi direct, mais il ajoute à la significa-tion générale du verbe l’idée accessoirede la volonté de celui qui parie. VoyezImpératif. Le suppositif que noussommes obligés de reconnoître dans nosTome XVIII. tari. II.

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langues modernes, est direct aussi ; maisil ajoute à la signification générale duverbe Vidée accessoire d’hypothese & desupposition. Voyez Suppositif. Le seulindicatif , entre les modes directs , gardefans mélange la signification pure duverbe. P oyez Mode.

C’est apparemment cette derniere pro-priété qm est cause qne dans quelque lan-gue que ce soit, Ví»d/c«í// t 'admei tontesles especes de temps , qui sont autoriséesdans la langue , L qn’iî est le seul modeassez communément qui les adm.etie ton-tes. Ainsi pour déterminer quels sont lestemps de V indicatif , il ne faut que fixerceux qu’une langue a requs. V. Temps.(B. E. R. M.)

INDICATION-, f.s., Jurifprud. , estle renseignement des biens d’un débiteurque le détenteur d’un héritage poursuivihypothécairement fait au créancier, afinque celui-ci discute préalablement lesbiens indiqués.

C’est à celui qui demande la discussionà in.iiquer les héritages qu’il prétend y'être sujets ; & si par son indication il in-duit le créancier en erreur , il est tenu deVindemniser des suites de la Mauvaisecontestation où il Va engagé. V. Discus-sion. (A), . .

Indication , Indiquant Indi-qué, Me'dec. , indication ne signifieautre chose en Médecine que otite, des-sein, objet à remplir. Indiquant se dit del’état du malade considéré comme.déter-minant le médecin à procéder d’nne ma-niéré pattrçuliere, comme lui.si.urnissantdes indications ; & enfin on appelle iniiaqué le secours que le médecin emploied’après Vindication: On 'distingue par

exemple les indications en vitales, cura-tives, prophylactiques, ou préservatives,palliatives, &c. c’est-à-dire qu’on sepropose en traitant un malade de conser-ver sa vie , de soutenir sis sorciìS , ct c.ce qui est Y indication vitale ; de lui admi-nistrer ses divers remeiles qui peuventopérer fa guérison ; & c’est là Yindica-tien curative ; de le préserver des mala-dies., ou des accidens dont il est menacé,ce qui constitue Y indication prophylacti-que ; enfin d’adoucir , de modérer autantqn’ii est possible les maux qu’on ne peutguérir radicalement., ce qni fait Y indi-cation palliative.

Un amas de matières crues, ou la pré-Nn