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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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tissu dense , serré , membraneux , fi-breux , coeneux , coriace , visqueux,opposent aux organes & aux sucs diges-tifs une résistance trop forte. Ce fontparmi les alimens qu’on tire des animauxles cartilages , la chair dure des ani-maux vieux, maigres, ou salée , ou fu-mée , ou trop récente , le gosier des oi-seaux, le cœur de tous les animaux, &c.la peau, comme coëne de lard , peaude hure de sanglier, de grosse volaille.&c.les parties membraneuses , comme esto-mac , boyaux, &c. les piés de cochon ,de veau, de mouton, &c. les huîtres,les limaçons , les écrivisses & tous lescrustacées, la seclie , la raie & autrespoissons dont la chair est très-fibreufe ;les œufs durs, Lc, & parmi ceux quefournissent les végétaux , le pain bis ,gluant, mal levé, mal cuit, la croûtede pâté & autres pâtisseries non-Fermen-tées, feuilletés , <&c. les peaux ou écor-ces des fruits , & éminemment l'écorceblanche des oranges, des citrons, &c.les feuilles de aertaines plantes dures,minces, sèches, comme dé pimprenelle,de persil, Le. les racines L bulbes d'untissu fibreux & ferré , comme le font sou-vent celles du panais, des raves qui com-mencent à monter, Le. les oignons , Lc.des fruits à parenchyme fibreux commeles oranges, ou d’un tissu ferme & com-pacte , comme amande, noix, Lc. lessemences légumineuses entieres, & malramollies par la cuite, Lc.

La seconde classe d'alimens indigestescomprend ceux qui par leur consistancemolle , égale , douce , discuté, leur fa-deur, leur inertie , & peut-être mie qua-lité laxative , occulte , n'exciient pointconvenablement le jeu des organes di-gestifs , L font trop tôt & trop facile-ment pénétrés par les humeurs digesti-ves. Ce font les viandes giasses, déli-cates , fondantes , la graisse , les laita-ges fur-tout mêlés avçoles œufs & lesucre ; les fruits doux, fttcculens L fon-dans les vins doux , le moût, le miel,les sucreries , L c. Voyez les articles par-ticuliers où il est traité des diverses ma-tières comprises fous le-s différentes divi-sions que nous venons d'nffigner.

Les alimens indigestes de la premiersclasse exercent presque infailliblementleur opération malfaisante sur les sujetsdélicats, élevés mollement, peu exercés,

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Lc. máis pourtant sains , du moins à ce-la près, voyez Santé , & font au con-traire éminemment convenables aux su-jets vigoureux, menant une vie dure,laborieuse, Le. L réciproquement ceuxde la féconde classe font tout aussi com-munément Funestes aux sujets vigou-reux, & utiles aux sujets foibles. Voy.Doux, Diete & RÉgime. ( b )

Indigestion , f. f., Médec. Ce motcomposé est proprement François, qnoi-qn’il soit formé du simple digeste qui estlatin, L de ia particule privative latinein. (Le mot indigestio que quelques mé-decins ont employé dans des ouvrageslatins, est un vrai barbarisme.) Notreindigestion est l’affection que les Grecsont appellée «’arref ,íx & ìoraeibix, & leslatins cruditus : car les différences at-tachées à ces divers noms méritant peude considération, peuvent être négligéesfans scrupule.

L 'indigestion est une efpece particulièrede digestion viciée, vicieuse ou lésée;savoir , la nullité , ou du moins la très.grande imperfection de la digestion desalimens; L oc mot ne désigne pas feule-ment ee vice considéré en loi & stricte-ment , mais l’enfemble de tous les acci-dens, c’est-à-dire, la maladie dont il estcause. Ali reste , les noms les plus usitésde la plupart des maladies font pris dansla même acception : il est tout commundans le langage de la médecine de pren-dre comme ici la cause pour l’effet. U in-digestion est donc une incommodité ounue maladie quelquefois très-grave, dontla cause évidente est la présence des ali-mens non digérés dans l’estomac.

h'indigestion simple ou légere , celleque nous venons d’appeller une in-commodité. Voyez Incommodité ,s'annonce par un sentiment de pesan-teur d ois Pestomac , par des rapportschargés du goût & de l’odeur , ou mêmede quelques parties des alimens contenusdans Pestomac , par des nausées , par desdouleurs tl’entrailies, par une gêne quel-quefois assez considérable dans la respi-ration; parla pâleur du visage, des an-goisses , & même des défaillances ; parun pouls lent, petit, ferré, frémissant,stomachal. Tous ces symptômes se mani-festent daus un temps plus ou moins éloi-gné du repas qui les occasionne , ordinai-rement quatre ou cinq heures après ce