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accouchement laborieux on difficiles, ilsexigent, pour l’ordinaire, la main clésaccoucheurs »n des sages - femmes ; auHeu qtie la plupart des ìnfaniìchUt neconcernent que des accouchemcns clan-destins & faciles. Un accoucheur volebientôt dans ces cas au secours d’unemere accusée, & donne !a solution desdifficultés. II faut d’ailieuis observer quecette supposition de la respiration du fœ-tus avant la sortie est assez hasardée , iln’y a qii’un cas assez clair dans lequelle fœtus puisse respirer librement avantce temps ; c’est lorsque la bouche seprésente , après la rupture des membra-nes, à l’orisice de l'utérus : or on faitque cette maniéré de se présenter est Tu-ne de celles qui rendent l’accouchemeutlaborieux, & qui exigent des personnesinstruites pour le terminer. Dans touteautre situation , tant que le fœtus estdans la matrice & lors mème que la têtese présente à Torifiee , par son sommet,il me paroît impossible que le fœtus res-pire. La bouche pdrte sur les parois oules bords de Torifiee , l’air ne peutpoint s’infiuuer, & la contractilité del’utérus , jointe à la pression que faitl’enfant ne laisse aucun interstice pourlaisser glisser l’air, à moins qu’une mainétrangère ne vienne augmenter la dila-tation de Torifiee.
Si Tenfant a déja passé la tète horsdu vagin , il paroît très-difficile que lereste ne vienne pas , & qu’il meure danscette position par le seul travail de Tacco richement. Toutes les autres partiesfont moins volumineuses ; (Tailleurs fût-il retenu dans cette situation, la respi-ration ne se fait pas par la bouche seule-ment, il faut une dilatation de la poitri-ne , les côtes doivent s’écarter lesunesdes antres , & l’cspace intercostal s’a-grandir. Si Ton suppose la poitrine com-primée par Torifiee de l’utérus ou duvagin , cette dilatation nécessaire à larespiration me paroît impossible.
J’avoue cependant qu’il n’est pas im-possible, comme le veut Hebenstreit,que Tenfant meure dans cette situation.II peut avoir reçu quelqu’atteinte con-sidérable dans la matrice , il peut êtredéja fossile dans l’instantoù il est à de-mi sorti, le cordon peut s’ètre coupédans le travail de l’accouchement, &Thémorrhagie être considérable ; dans ces
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circonstances, je conquis qu’après avoirrespiré quelques instaos , si la poitrineest dégagée, il est possib'e qu’il uv.nreavant de sortir en entier , & t'ès-lors Tex-périence des poumons, en démontrantqu’il a respiré, ne prouvera rien contrefa more, ou méme n’ttablira poi.it lavie de Tenfant après fa naissance. Querésoudre dau$ cette extrémité ? Rien d’af-firmatif, sans doute. II faut une extrê-me circonspetlion dans le jugement queTon porte fur ces matières , & s’arréterpar-tout où les faits nous ab .ndoiiiient. .
Je range cette derniere objection àcôté de celle qui suppose qu’nne merealarmée , où un assistant torché de pi-tié, souffle dans la bouche d'uii enfantqui vient de naître & qui nc donne pointde signe de vie. ' Quoiqu’ii ne soit pasdémontré , que le iouffle introduit parla bouche pénétre ailément dans la tra-ehée-artere d’un enfant mort à causedes viscosités qui íe trouvent a»x en-virons de la glotte , je fais pourtantqu’en forçant un peu ce souffle, ou en seservant de tuyaux recourbés , J’air peuty parvenir , L d’ailleurs ces viscositésqui s’opposent à son passage ne sont pastoujours accumulées en égale quantité,& la glotte n’a pas toujours le mémediamettre.
Cette incertitude me fait admirer Tex-treme confiance de tant de Faiseurs derapports qui, fur de simples apparen-ces , ne balancent pas d’asseoirle juge.ment le plus décisif. Les siécles passésnous en présentent mille exemples , &je frémis eu disant que cclui-ci m’cn afait voir un très-grand nombre.
La différence de couleur des poumonsn’est pas uu signe fur lequel on puissecompter, quoiqn’en général les poumonsdes fœtus qui n’ont pas respiré soienttrès - colorés, tandis qu’ils font pâlesaprès la respiration. II est plusieurs cau-ses accidentelles qui peuvent produiredes variétés ; le travail de Taccouche-ment, les preflîttns que Tenfant éprouve,p.uvcnt déterminer une plus grandequantité de sang dans la substance despoumons, & leur imprimer une couleurbien plus foncée lors même que l’airles a pénétrés.
La situation des poumons dans la poi-trine de l’enf.'nt paroît fournir une preu-ve assez coacluante pour décider s’il a