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Tome dix-huitieme. I - JOM.
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membraneuses au voisinage de Ce tissu.On voit cette bouffissure assez fréquem-ment aux éréfypeles de la face. Labouffissure peut fe manifester dans desparties éloignées du siégé de la maladie.Telle est par exemple , l’enflure desmains dans les suppurations de poitri-nes. On f attribue à la gêne que le sangtrouve à son retour par la oompreffiondes matières épanchées. La circulationdevenue plus lente , les sucs lymphati-ques s 'infiltrent dans les cellules du tissuadipeux.

L' infiltration ne peut fe guérir qu® parh cessation des causes qui Pont produite62 qui f entretiennent <r ce qui soumet lamatière infiltrés à l’effet des remedes ré-solutifs extérieurs, dont faction peutêtre utilement favorisée par l’ufage de«medicamens intérieurs capables de pro-curer des évacuations par les : urines ,par les sueurs. St ces moyens font inef-ficaces, la chirurgie opératoire fera ce àquoi la médicale n’a pas suffi, en pro-curant par dis. mouchetures le dégorge-ment des cellules infiltrées. Voy. IVlou-CH etu r fis. Quand la bouffissure ferala symptôme d’un abcès, c'est p,a r f in-cision q u'on en fera, & par la parfaiteévacuation du pus, qu’on parviendra àguérir l’ infiltration*

Les brides que forment les cicatricesprofondes à la fuite de certaines plaies,principalement de celles qtti ont pourcause les armes à feu, laissent des en-gorgemens pâteux qui subsistent long-temps. Les bains locaux avec la leffivede cendres désarment, fondent la lym-phe visqueuse qui séjourne dans les cel-lules affeibties du tissu graisseux ; cesbains donnent du ressort aux membranesextérieures, & par leur chaleur & leurhumidité ils relâchent & détendent lesparties qui font les brides. On prenddans la même intention les eaux de Bour-bon, de Barege , de Bourbonne , (fie.Voyez Douches. Ou fourre la partiedans la soignée d’uu boeuf, s’il est pessbîe de le faire, enfin on tâche par tousles moyens possibles, de remplir les in-dicatiom que nous venons d’expofer.

INFINI , adj. Méttipbyfiq. , ce motpeut signifier deux choses, l' infini réel,& ì’infini qui n’est tel que par un défautde nos connoissances ; {'indéfini, l’inaffi-gnable. Je ne saurais concevoir qu,'un

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seul infini, e'est à-dire, qur l’être infini-ment parfait, ou infini en tout genre.Tout infini qui ne seroit infini qu’en ungenre, ne seroit point un infini véritable.Quiconque, dit un genre ou une espece,dit manifestement une borne , 62 l’exclu-fion de toute réalité intérieure, ce qnzétablit un être fini ou borné. C’est n’a-voir point assez simplement consulté ri-dée de Vinfini, que de l’avoir renfermédans les bornes d’un genre. II est visiblequ'il ne peut fe trouver que dans Puni-verfalité de l'être, qui est l’étre infini-ment parfait en tout genre, & infinimentsimple.

Si on pouvoit concevoir des infinis bor-nés à des genres particuliers , il seroit;vrai de dire que l'être infiniment parfaiten tout genre seroit infiniment plus grainsque ces infinis-lì ; car outre qu’il égale-rait chacun d’eux dans son genre, 62qu'il surpasseroit chacun d’eux en les éga-lant tous ensemble, de plus il auroit une.simplicité suprême qui ie rendroit infi-niment plus parfait que toute cette col-lection de prétendus infinis.

B ailleurs chacun de ces infinis subal-ternes fe trouveroit borné par Pendraitprécis où son genre fe bornerait, & lerendroit inégal à l’être infini eu toutgenre.

Quiconque dit inégalité entre deuxêtres, dit nécessairement un endroit oùl’un finit 62 on l’autre ne finit pas. Ainfic’est fe contredire que d’admettre destn-finis inégaux.

Je ne puis même en concevoir qu’nnseul , puifqu'un seul par sa réelle infinitéexclut toute borne en tout genre, & rem-plit toute Pidée de P infini. D’ailleurs,.comme je l’ai remarqué, tout infini quine seroit pas fimpl», ne seroit pas véri-tablement infini ■: le défaut de simplicitéest une imperfection ; car à perfectiond'ailìeurs égale, il est plus parfait d’êtreentièrement un , que .d’être composé,c’est-à-dire , que n’être qu'iin assemblaged’ètres particuliers. Or une imperfectionest une bornes donc une imperfectiontelle que la divisibilité , est opposée àla nature du véritable infini qui n’a au-cune borne.

Ou croira peut-êfe que ceci n’est qu’nnevaine subtilité; mais si ori veut fe défierparfaitement de certains préjugés on re-connoitra qu’un infini compolé u’est «n-