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vieres , de sciences , d’arts, &c. commePrijcien , Encéphale , Paris , Bourgogne ,France , Allemagne , Tibre, Meuse,Grammaire , Ortographe , Musique , Me-nuiserie , esc.
4 °. Les lettres initiales des noms ap-pellatifs (jui se déterminent par ridée d’u-ne dignité' , soit ecclésiastique , soit ci- !vile. Lorsque ces noms font employés aulieu des noms propres, pour désigner lesindividus qui font revêtus de ces digni-tés : ainsi on écrit avec une majuscule :
. 1c Roi reçut alors les preuves les plus écla -tantes de l'ajseéiion de ses peuples , parceqn’il est question d’un individu ; mais onécrit avec tine minuscule ; un roi doit faireson capital de mériter l'ajfvHion de ses su-jets, pai ce que le nom roi demeure sans ap-plication individuelle. Ç’estla même cho,le de tout autre nom appellatifou de toutadjectif, qui devient le connotatif d’unindividu ; VApôtre, en parlant de 8. Paul;
YOrateur, en parlant de Cicéron, &c.
5 °. Les lettres initiales des noms destribunaux , des jurisdistions, des com-pagnies & corps ; comme le Parlement,le Bailliage, la Connétablie , t Université,l’Académie ; iEglise , esc. lorsque cesnoms sontpiis dans un sens individuel.
6”. On met quelquefois une lettre ma-juscule à la tête de certains mots sus-ceptibles de divers sens dans l’usage or-dinaire, alors la majuscule initiale indi-que le sens le plus considérable : parexemple, les Grands (les premiers de lanation ), pour distinguer ce mot de l’ad-jcctif grand ; la jeunesse (âge tendre ), la,Jeunesse ( les jeunes gens ) ; les devoirs devotre état, les loix de YEtat, &c.
Eviter de faire majuscules les lettresinitiales dans tous ou dans plusieurs deces cas, c’est une entreprise qui a droitde révolter la raison autant qu’elle cho-que les yeux. Outre que cette pratique iest contraire à l’n sage général de la na-tion , elle tend à nons priver de l’avan-tage réel qu’on a trouvé jiisqu’à présentà se conformer là dessus aux réglés qu’onvient de prescrire , & ne peut être bonnequ’à bannir de notre écriture la nettetéde l’exprefiion , qui dépend toujours dela distinction précise des objets. Confor-mez-vous à fustige reçu, quelque ano-malie que vous pensiez y voir ; l’uíageuniversel est moins capricieux & plus sa-ge qu’on n’a coutume de le croire , & à
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s’en écarter, on risque au moins de cho-quer le grand nombre. ( B. E. R. M. )
Initiale, adj. Fém. pris subst. Hist-anc. On appelloit ainsi les mystères deCérès ; voyez CÉkÉales , parce quepour y assister , il falioit être initié ouconsacré par des cérémonies particu-lières.
INITIÉ, s. m., Littérat. On appel-loit initiés dans le paganisme , ceux qui ,après des épreuves & purifications,étoient admis à la célébration des cérémo-nies & des mystères.
Les fêtes & les initiations grecquesayant été établies fur le modèle des Fêtes& des initiations égyptiennes, le initiéss’engagerent pareillement à remplir cer-tains devoirs & certaines formalités pres-crites qu’on exigroit d’eux ; niais nousn’en avons aucune connoiiïance , parceque les initiés sc (ont fait du secret uneloi de religion inviolable. lis se regar-daient an milieu de leur patrie commeun peuple séparé par la convenance deleur cuite , & comme un peuple choisi ,qui devoit tout attendre de la protectiondes dieux. Tout ce qui a percé de ta pra-tique des cérémonies des initiés , ne con-siste qu’cn des choses simples légitimes& honnêtes, telles que sillage de certai-nes prières, des parfums & des fumiga-tions. Leurs offrandes fur les autelsétoient de la mirrhe pour Jupiter, du sa-fran pour Appo'lon , de l’encens pour lesoleil, des aromates pour la lune, des se-mences de toutes eí'peces, excepté des fè-ves, pour la terré. 11s reconnoiffoienten même temps qu’ils rendoient un cultereligieux à des hommes morts. „ Puis-que vous êtes initiés, dit Cicéron, voussavez que ceux-même d’entre les dieuxà qui ou donne le premier rang, ont vé-cu sur la terre avant que de monter auciel
Pansa nias rapporte que les initiés auxmystères orphiques apprenoient par cœur& ch nitoient des hymnes composés parOrphée. Cet historien a mieux fait, ilnous a conservé un de ces hymnes > quiméritoit dépasser à la postérité, par lasagesse & le bon sens des idées qn’il ren-ferme. “ Accordez à vos initiés, difoitcet hvmne, une santé durable, une vieheureuse, une longue & saine vieillesse.Détournez de vos initiés les vains fautò-