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mé aux oppositions des n n s & aux succèsdes autres ji! est presque devenu juge par]a quantité de faits arrivés fous (es yeux ,& cette.révolution , que les vérités long-temps combattues amenent enfin, est furle point de fe terminer.
Les principales raisons qui trouMerentla paix publique, & porterent Pautorité) regarder P inoculation comme perni-cieuse, furent de deux sortes; les unesthéolngiques, les autres prises dans lamédecine même.
Les premières font de tontes les incon-séquences la plus absurde ; les ministreséclairés de la religion ont avoué que cequi concerne la santé du corps n’a aucunrapport avec leur ministère : plusieursd'entr’etix ont approuvé & même fait l’a-pologie de cette méthode, & il ne resteaux anti-inoculateurs déclarés, que lahonte d’avoir voulu abuser des moyensles plus respectables pour étayer leursopinions. Je n’ai rien à ajouter à ce qn’adit M. d'AJembert fur ce sujet; ceuxqu une conscience scrupuleuse rend irré-solus ou méfians , peuvent s'y convain-cre qu’il n’y a aucun rapport entre Y ino-culation & la faculté de théologie.
Une objection importante , non enelle-même, mais parce qu’elle a fait ban-nir P inoculation de Pcnceinte de la capi-tale , est celle qui suppose que Vinocula-tion étend & multiplie la contagion duvirus varioliqne. C’est cette objectionqui paroi t avoir donné lieu à Parrêt duparlement, Sc c’est aulsi par ce seul côtéque la question de Vinoculation peut trou-ver place dans un article destiné à exa-miner les rapports de la médecine avecla législation.
WagftatFe avnit , depuis long-temps ,accusé Vinoculation de répandre le virusvarioliquc en uéms temps qu’il nioit quela maladie donnée par Pinsertion fût tinevraie petite vérole ; on réfuta victorieu-sement st s calculs & les preuves, & l’ond»montva sur tout sa mauvaise Foi. On arenouvelle depuis cette singulière pré-tention ; on a cité quelques épidémiescruelles dont les ravages s’étoieot accrus,on n’a pas manqué de les attribuer auxinoculations faites par quelques médecins,comme fi |de deux choses simplementcoexistantes , Pline devoit être nécessai-rement la cause de l’autre. Vinoculationprésentée alors comme un attentat à la
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vie des citoyens & à la tranquillité p,r-e, il été déférée aux magistrats dontla vigilance éclairée & alarmée tout àla fois, a cru important d’écarter les cau-ses de la contagion , fans proscrire unepratique reconnue utile.
On a répondu & prouvé depuis long-temps, que les épidémies qu’on avoit ci-tées comme lin exemple de la contagionproduite par Vinoculation , n’étoient rienmains que concluantes ; on a heureuse-ment reconnu que ces épidémies avoientcommencé avant qu’on s’avisât d’inocu-ler, & en cela le hasard a Fourni uneréponse décisive ; je dis le hasard , car en-fin il étoit possible qu’on inoculât avantcej épidémies & dans cette circonstancemême 'on n'en eût pas été plus fondé àles regarder comme un effet de Ybiocuh-tìon, puisque la coexistence ne suffit pointpour démontrer la relation de deux cho-ses , mais qu’it faut une liaison entr’el-ies pour Pétablir. Combien ri’épidémie*cruelles n’a t-on pas vu & ne voít-on pasencore indépendamment de Y inoculation ?Plus de deux mille enfans moururent dela petite vérole à .Montpellier en 1744,avant même qu’on pensât à P inoculation ,& qu'011 s’y doutât de ses avantages. IIn’y a point de partie d 2 PEurope qui neprésente, dans son histoire, des exemplesd’épidémies meurtrières avant que l 'ino-culation fût connue. La petite vérole 11ecesse jamais entièrement dans les grandesvilles telles que Paris , Londres; elle feranime par intervalles avec vigueur , &s’étend fur u» grand nombre île sujets;mais nons ignorons quelles font les cau-ses île cette activité nouvelle qu’elle pa-roìt acquérir dans certaines circonstances ;ces causes ne paraissent pas dues à la con-centration du virus , s’il est permis îles’exprimcrainfi , clans un même lieu ; onvnit quelquefois dans Phôtel - dieu deParis , plusieurs centaines de petites vé-roles à la Fois, fans qu’il paroisse quele voisinage de cette maison s'en res-sente. Ce quartier de Notre-Dame n’estpas plus sujet à cette maladie que lesautres quartiers de Paris, quoiqu’il soitcertain qu’il y a toujours quelque petitevérole dans l’enceinte de l’hôtel- dieu;on convient même que cette maladie nese communique pas d’une salle à l’autredans cet hôpital. Personne ne s’est en-core avisé, dans les petites véroles natu-