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font fi saillans qu’ils ne semblent tenir 1la tête que par une articulation. Le nom-bre tles yeux varie dans différens insectes ;la plupart en ont deux ; les mouches enont cinq; les araignées huit pour l’ordi-naire. II y a quelques infectes dont lesyeux font composés d’un trè' grand nom-bre d’hexagones disposés comme les al-véoles des abeilles. Chaque hexagone estVin œil qui a un point de vue particulier ,puifqu’ils font tous placés fur un demi-glofae, La situation & le grand nombre«le ces veux supplée au mouvement quileur manque ; quciqu'ils soient fixes,l’animaf voit autant d’objrts ques’iln’a-voit de chaque côté qu’un œil qu’il pûtmouvoir. Les yeux des infectes font nuds,mais leur cornée est dure.
La bouche des infestes a différentes For-mes ; elle est large ou pointue , ou lon-gue çomme un groin de cochon ; les unsont ses sevrés placées en haut & en bas,les autres fur les côtés. II y a auffi fur lescôtés de la bouche de plusieurs infeítesdeux ou quatre barbillons qui ont plu-sieurs articulations; deux, trois, qua-tre , cinq &’ plus : l’extrémité de ces bar-billons est le plus sauvent renflée en for-me de massue. Cette extrémité est canne-lée dans les scarabées noirs qui viennentdes vers du lard. On a soupçonné que cesbarbillons ponrroient être les organes de
I odorat; au moins les infeâes s’en fer-vent pour porter les alimens à la bouche.
II y a dans la bouche des serres qui tien-nent lieu de dents ; quoique très-déliées,elles font dlttes & fortes, & si tranchan-tes qu’eìles percent le daois & broyent lesalimens les plus durs comme des dents.Ces serres font unies dans quelques in-fectes , & ressemblent aux ergots descoqs; il s’en trouve qui ont fur la faceintérieure de chaque piece , des dentspointues & courbes ; c'est avec ces ferresque les infectes saisissent leur proie : ellesleur fervent auffi d’armes offensives &défensives.
I,a trompe des infectés leur sert de lan-gue ; elle est placée entre les serres dequelques-unes comme les grillons deschamps. 11 y en a qui 1’étendent & la rac-courcissent à léur gré ; les papillons laroulent entre deux lames barbues qui lamettent à couvert, d’autres !a couchentfous leur ventre dans u te petite canne-lure qui s'jr trouve. La trompe de quel-
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ques infectes est très-petite & très-peu ap-parente , d’autres l’ont pins longue quetout le corps. Dans certaines efpeces d'so-fcctes elle est renfermée dans une forte defourreau, dont le bout est pointu, & peufcpercer différentes substances; ensuite ilS’quvre, & la trompe en fort pour sucerce qui se trouve dans les trous faits par lefourreau.
Le corcelet est une partie de l’ infecteplacée entre la tête & le corps ; il est plusou moins dur, i! est plat ou renflé , te»miné en pointe par derrière ou arrondi,couvert de poil», de tubercules, ou d’é-minenees qui ont diverses formes.
II y i fur le corps des insectes des inci-sions, ou des articulations qui fe divi-sent en plusieurs anneaux , & c’est de cesincisions qu’estvenn le mot «T insecte. Lesanneaux qn’elles forment, font larges ouétroits ; il y en a de quarrés ; ils sont pla-cés tes uns au bout des autres, ou en par-tie les uns fur les autres. Certains insectesn’cn ont que cinq; la plup-art en ont unplus grand nombre, le mille-piés long &plat en a cinquante-quatre. Les infectesse meuvent en écartant ou en rappro-chant ces anneaux ; ils se couvrent & fedécouvrent plus ou moins , selon le de-gré de température qu’ils veulent fe pro-curer. Il y a presqu’autant de différencesdans lafiguy? du corps des insectes, qu’ily a d’efpeces de ces animaux. Ceux quiri’ont point de piés, ont fur le corps despiquans ou de petrtes pointes, par lemoyen defquelles ifs se maintiennent enplace ; le ver qui fe trouve dans l’esto-mac du cheval, feroit bientôt entraîné parles matières qui passent de ce viscèredins les intestins , s’it n’avoit de cespointes pour s’accrocher aux parois deî’eftomac.Les insectes ont auffi fur le corpsdes éminences unies ou crénelées, ou destubercules, dont les couleurs font quel-quefois très-belles.
Le partie postérieure du corps des in-fectes , est revêtue de poils, ou couverted’une forte d’écuffon , ou terminée parune membrane roide, qui leur sert degouvernail lorfqu’iis volent, ou par desmamelons d’osi fort la foie qu’ils filent ;d’autres infectes ont fur cette partie pos-térieure , des soies on des queues min-ces, au nombre d'une, deux, trois ottquatre, o» des cornes droites ou cour-bes » qui fe raccourcissent ioríqn’on les