878 I N T
sternum ; mais cen’estque par une apo-névrose; les chairs font plus courtes,& n'arrivent pas jusqu’au sternum. J’aivu cependant le premier de ces inter-costaux, se continuer jufqu’ati sternumsans interruption, Ils me paroissent plusforts que les internes. Leur direction estoblique ; ils descendent de derniere endevant, de m-nìere que leur exiiémitésupérieure est plus proche des vertèbres,& l’inférienre plus éloignée. Ils com-mencent an tubercule postérieur des cô-tes, ils s’y attachent supérieurement,avili bien qli’atix ligamens externes &transversaux des apophyses transversa-les, & au bord inférieur de chaque côte.
Les locateurs des côtes font de la mê-me classe que les intercostaux extérieurs ,& leur direction est la méme ; mais ilsfont attachés supérieurement à ('apophysetransversale , & ils recouvrent les inter-costaux ordinaires. II y a en a onze oudouze de courts qui s’attachent au bordsupérieur de la côte plus voisine : il yen a trois ou quatre de longs qui pal-sent une côte , & Rattachent à la se-conde. On en a vu jusqu’à dix. On lesa vus ne composer qu’un seul musclecontinu.
Les intercostaux internes n’ont entrele tubercule des côtes & les vertèbres,qu’un plan ligamenteux , mais leur par-tie charnue te continue jusqu’au ster-num. Ils descendent obliquement tle de-vant en arriéré , & leur partie inférieureest la plus voisine des vertèbres. II y ade ces muscles dans les îles, qui formentquelquefois les cartilages des côtes ens’anastomosant. Le premier s’attache austernum même. Ceux des fausses côtesse confondent souvent avec l’oblique in-térieur du bas-ventre. Le dixieme & leonzième manquent quelquefois en toutou en partie.
Én général les muscles intercostauxn’agissent pas avec beaucoup de vivacitédans une respiration tranquille & moinsencore dans l'homine que dans la femme,dans laquelle le sein s’éleve plus évidem-ment, parée que la nature les ayantformées pour nourrir dans leur sein lefœtus , a prévu , que le diaphragme se-roit embarrassé dans une fonction , pourlaquelle ce sexe est destiné. Dans les ani-maux vivans on a quelquefois de la peineà voir agir ces muscles , & il fantbeau-
1 N T
coup d’attentiou & méme de connoiflan-ce pour en distinguer faction Pour lavoir avec Facilité, il faut prendre la res-piration laborieuse, percer, par exem-ple, une des cavités de la poitrine ; lesmu Ides intercostaux travailleront alorsavec plus d’tffort, & il ne fera plus dif-fiiiie de saisir leur action.
II n’y a pas beaucoup île difficulté pourles muscles externes , tout le monde con-vient assez qu’ils élèvent les côtes, auílibien que les lévateurs. Ils ont donc lesorganes de l’inspiratiou de conccitavecle diaphragme.
11 n’en est pas de même des musclesinternes. Galiena déja cru, qu’ayant unedirection contraire à celle des musclesexternes, leur action devoit être con-traire à celle de ces externes; il les aregardés comme les organes de respira-tion laborieuse, & pour des dépreffeursdes côtes.
Des médecins mathématiciens,& Baylede Toulouse le premier , ont rapptiiécette opinion, que Boretli avoit réfutée.Ils ont cru pouvoir se fonder sur l ob Uqui té des intercostaux internes. Leur at-tache inférieure étant plus voisine dcs|vertèbres , & la supérieure en étant pluséloignée, ils ont regardé les deux côtescomme deux leviers joints par une cordemobile attachée au lévier supérieur à uneplus grande distance du point d’appui, &au lévier inférieur à une moindre distan-ce de ce même point. Cette corde en secontractant doit tirer le lévier supérieurcomme plus mobile, vers l’inférieur quiest plus ferme.
On ajoute des faits qn’on a-cru voir :on a dit que les intervalles des côtes croi ! *soient dans l’inspiration & djminuoicntdans ('expiration.
J’ai fait une recherche particuliers furles raisons des deux opinions contraires,& j’y ai joint des expériences nombreu-ses faites fur des animaux vivans, & sur-tout sur de gros chiens, dans lesquels1 action des muscles intercostaux est plusvisible.
La cause de Terreur , dans laquellesont tombés les médecins mathémati-ciens . c’est quMs ont regardé les côtescomme égales en fermeté, & la poitrinecomme une machine qui s’éleve en mêmetemps & uniformément, de manieiequetoutes les ctìtss fiistentp^rsilelgs,