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Premier volume.
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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

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astronomes ne veulent point adopter, pouvoit m’être assez indifférente , parcequ’en calculant des distances de la lune aux étoiles, on ne change presque enrien la position respective des astres, lorsqu’on applique la nouvelle correctionà la fois à l’ascension droite de la lune et à celle des étoiles. Quant à la décli-naison , je l’ai déduite d’une manière très-simple, des distances zénithales desétoiles observées à Greenwich, et comparées aux hauteurs méridiennes dusoleil.

Yoici la méthode que j’ai suivie dans ce travail. Après m’être assuré de laconstance de l’erreur de collimation du mural de Greenwich (je n’avois pasbesoin de connoitre la grandeur absolue de cette erreur), je cherchai à déter-miner sur le limbe le point qui correspond à la hauteur de l’équateur : pourtrouver ce point, je n’employai que des hauteurs du soleil, prises au muraldans le temps des équinoxes. J’évitai ainsi l’influence que l’obliquité de l’éclip-tique a sur les déclinaisons déduites de l’obliquité supposée et des ascensionsdroites observées à la lunette méridienne. Or, connoissant la hauteur et ladéclinaison du soleil, je connoissois par cela même la position de l’équateur ;j’aurois en même temps trouvé la latitude de Greenwich, si je n’avois pasvoulu éluder toute hypothèse sur l’erreur de collimation de l’instrument.

La méthode que je viens d’indiquer se réduit à comparer les déclinaisonsdes étoiles à celles du soleil : elle offre trois grands avantages que ne donnepoint le cercle de Borda dans beaucoup de circonstances.

i.° On peut trouver les déclinaisons des étoiles sans connoitre la latitude dulieu de l’observation.

2. 0 On est dispensé de connoitre l’erreur de collimation du mural.

3.° La réfraction a très-peu d’influence sur les déclinaisons observées , carces dernières sont égales aux différences de la hauteur équatoriale supposée, etde la hauteur de l’astre. Soient, par exemple, ces hauteurs a, et â, l’influence dèla réfraction sur la déclinaison sera " ( cotang. a — cotang. â). Si, aucontraire , on avoit déterminé la latitude par des étoiles circumpolaires, etque les hauteurs des autres étoiles eussent été prises dans la partie sud duméridien, l’influence de la réfraction auroit été S']" tang. a. +5^" cotang. «= 5*]" ( tang. a + cotang. k ). Dans ce cas, il faut connoitre exactement laréfraction correspondante à 43° de hauteur, que j’ai supposée de ^’ r . D’aprèsM. Bürg, cette réfraction est de d’après Bradley, elle est de 56"^^ d’après