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DISCOURS PRELIMINAIRE.
Comme le mouvement horaire de la lune est de 29'^ à 38'L on conçoit
facilement que - - - - peut différer de -,—n de 3 à L' en arc.
^ 2 1 {n + m )
Pour déterminer à la fois l’effet total des erreurs d’un sextant, M. J^anBeck Calkoen 1 propose de mesurer la distance angulaire de deux étoiles, delaisser l’alidade à la même place, et d’attendre que le disque de la lunesoit en contact avec celui du soleil ou avec une étoile, au milieu du champde la lunette. « Si le sextant, observe l’astronome hollandois, est divisé avecle soin que l’on reconnoit dans tous les sextans de Ramsden, de Stancliff etde Throughton, on peut considérer, comme la somme des erreurs de l’instru-ment, la différence trouvée entre la distance calculée de deux étoiles et ladistance observée. « M. Troughton 2 se sert du même moyen pour vérifier lescercles de réflexion ; il assure que les distances observées des étoiles s’accordentpresque toujours, à quatre secondes près, avec celles qu’indique le catalogue deM. Maskelyne. Lorsqu’on est à terre, on peut mesurer ces distances avecassez d’exactitude ; mais sur mer, l’opération offre beaucoup de difficultésà cause de la déviation .
Les sextans de Ramsden 3 , dont MM. de Zach, Humboldt et Tralles se sontservi dans leurs opérations, sont d’une construction si solide, que l’erreurde collimation ne change souvent pas de 8 ou io'' pendant l’espace dequelques mois. On ne sauroit cependant assez recommander aux astronomes,munis d’instrumens de réflexion, d’examiner, comme l’a toujours fait M. deHumboldt, avant ou après chaque observation, par la mesure du disque solaire,le parallélisme du miroir. Les erreurs qui résultent du défaut de parallélisme,sont proportionnelles aux inclinaisons des surfaces. Ainsi on peut calculer, pourle sextant dont on se sert, une table qui indique, pour chaque angle et pourchaque minute d’inclinaison, la correction qu’il faudra faire aux angles observés.
On pourroit même introduire, dans le calcul des distances, des équations de con-dition pour l’erreur de collimation et pour la forme prismatique des miroirs, et lescomprendre sous la forme L ± m X=tm et Y. On pourroit former autant d’équationsqu’il seroit nécessaire pour déterminer X et Y; mais ce procédé suppose que la division
1 Zeemanns Handleiding tôt het Gebruich van den sextant of octant, p. g.s Zach, Monathliche Coirespondenz, B. II, S. 212.
s Ramsden assure que plusieurs sextans de sa construction n’avoient pas changé d’erreur de collimationpendant tout le cours d’une navigation aux Grandes Indes. Bohnenberger, Ortsbestimmung, S.