Band 
Premier volume.
JPEG-Download
 

82

DISCOURS PRÉLISIIN AIRE.

très-différentes. En calculant l’occultation d’Aldebaran, du 21 octobre 1793.j’ai trouvé, par des observations faites à Paris et à Palerme,

T = i8 h 55' 2i",5g + 0,091 y, t = 17 11 5i' 10", 52 + 1,024^, a = 44' 6 ";

par conséquent, y

44' 6 ",o—44' 11,07

= + 5",45.

— o,g 55

En déterminant la longitude de Valence, par l’observation de l’immersionde m du 17 juillet i8o/(. , comparée à celle de Prague, je l’ai trouvéede 11' 5 ",64 + 0,842/. Comme le coëffieient de/ est encore assez grand pourrendre douteuse la longitude de 6" à 7", j’ai tâché de découvrir la valeur de/.Aucune observation n’ayant été faite le même jour au méridien, j’ai calculél’observation correspondante de Vienne, et j’ai obtenu les résultats suivans :

T = io h 4 g' 4 o ",55 -|- 2,1 55 y, T = io h 4 i' 52",29 + 2,442 y, a = 7' 5 o";

par conséquent, y ■■

7 ' 5o"— 7 ' 48",o4

■ o",5og

= — 6 ", 5 .

La véritable longitude de Valence est donc 11' o",3, ou 11' i",2en faisantla réduction à la cathédrale; résultat qui s’accorde, à une clemi-seconde près,avec celui tiré des opérations géodésiqucs de Méchain.

La même méthode sert à corriger le demi-diamètre et la parallaxe de lalune; mais il sera prudent de ne développer que la valeur du coefficient quia la plus grande influence sur la longitude du lieu dont on veut fixer la position.On pourroit, il est vrai , déterminer, par trois équations , les valeurs descoëfficiens æ,yetz; mais les observations et les différences des méridiensoffrent rarement assez d’exactitude pour que l’on puisse employer ce moyen.

En parlant du calcul des observations sujettes à la parallaxe, j’ai passésous silence les méthodes analytiques de Du Séjour qui , malgré leurélégance, offrent cependant peu davantage aux calculateurs. Elles exigent uneattention pénible à 1 égard des signes, et ne présentent aucun de ces moyensde vérification partielle qui rassurent dans des calculs longs et compliqués.Tem'pelhojf 1 publia aussi, en 1772, une méthode analytique pour calculerles observations d’éclipses de soleil et d’occultations d’étoiles. On trouve,d’après ses formules, deux valeurs pour le temps de la conjonction desastres, dont l’une est absolument fausse ; c’est au calculateur à les distinguer

* Genaue Berechnung dur Sonnenfinsternisse und Bedechungen der Sterne vom Monde, 8.° 1772. Bodtsnslronomisches Jahrhuch fùr 1781, S. l 5 o etsuiv.; fur 17 8 7 » , S. 525 .