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DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
oii l’inclinaison de l’orbite apparente lors du temps de l’immersion, de memeque le côté fl. Avec ce côté et la distance apparente des centres, ils trouventles valeurs des angles s Ife t es l, et enfin le côté te, ou la distance de la luneà la conjonction apparente. En appliquant la parallaxe de la longitude dela lune à cette distance divisée par le cosinus de la latitude apparente, l’onobtient le temps de la conjonction vraie comptée sur l’écliptique. Un calculanalogue pour l’observation de l’émersion peut servir à vérifier celui qu’on afait pour l’immersion. Je dis expressément, vérifier; car si aucune erreur ne s’estglissée dans le calcul de la première observation, il faut que les temps de laconjonction déduits de l’immersion et de l’émersion soient absolument lesmemes, quelque mauvaises que les observations puissent être. C’est justementcette dernière circonstance qui présente un grand désavantage dans la méthodesuivie par Lalande. En calculant d’après cette méthode , l’on ne peut distingue’’aucunement les observations bonnes des observations mauvaises; et si l’une des deuxest douteuse, le temps de la conjonction devient également incertain. M. Lalandes’est aperçu lui-même de cet inconvénient : il conseille 1 * de calculer, pour letemps de la conjonction, la latitude de la lune hk , telle quelle résulte desobservations de l’immersion et de l’émersion. Si cette latitude est trouvée lamême par plusieurs observations faites dans dilférens lieux de la terre, onaura lieu de croire que les observations sont, bonnes. Cette règle ne servirapas toujours pour éviter les erreurs. Les observations complètes pèchentordinairement dans le même sens, surtout celles qui ont été faites au bordéclairé de la lune : l’on observe l’immersion trop tôt et l’émersion troptard ; de sorte que les latitudes h k peuvent s’accorder très-bien ensemble,quoique les diverses observations desquelles ces latitudes sont déduites, soientaffectées d’erreurs très - considérables. De plus , la vérification proposée estimpraticable pour des observations isolées et faites dans des lieux dont laposition géographique n’est pas suffisamment connue. L’exemple suivant serviraà justifier ce que je viens d’avancer sur la méthode de Lalande.
M. de Lecoq 3 observa, à Minden, le 2 5 février 1799, l’occultation de é m.pour en déduire la longitude de cette ville. M. Henry 3 , à Pétersbourg, trouvapar la méthode de Lalande , le temps de la conjonction, par l’immersion,
1 Bode s astronemisches Jalirbucîi, II} tT Sitpplement-Band, S. 201 .
* Zach j Geographische Ephemeriden, B and III, S. 520.
3 Bode astron. Jahrbuch fiir i8o3, S. 234.