DISCOURS PRELIMINAIRE.
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et Hell 1 qui sert à déterminer la latitude géographique par des hauteurs égalesdes étoiles, dont l’une passe par le méridien au nord, et l’autre au sud du zénith.
Nous venons de traiter jusqu’ici desmoyens employéspour déterminer la longitudedes lieux par les distances lunaires, les éclipses de soleil et les occultations des étoileset des planètes par la lune, les passages des planètes inférieures sur le disque du soleil,les ascensions droites de la lune, ses angles horaires et les différences de sa déclinaison.Examinons maintenant les phénomènes célestes qui ne sont pas affectés de l’effet dela parallaxe.
i. Eclipses de lune.
L’usage des éclipses de lune, dans la détermination des longitudes, remonteaux temps les plus reculés. D’après le témoignage de Strabon 2 , Iiipparqueobserva déjà que, sans la comparaison des éclipses de lune et de soleil, onne pourrait savoir si un pays est situé à l’est ou à l’ouest^ de l’autre. Pline 3paraît confirmer cette assertion en disant : « Hipparchus situs locorum et« visus populorum complexus, cevo teste , haud alio modo, quam consiliorum« naturœ particeps. » Ptolémée, dans sa Géographie, regarde également leséclipses de lune comme un excellent moyen de déterminer la distance des lieux 4 .C’est en effet par celle qui, onze jours avant la bataille d’Arbèlc,. inspiratant de terreur aux soldats d’Alexandre 5 , que Ptolémée fixa la différencedes méridiens entre Alexandrie, Carthage et Arbèle. Les commentateurs del’Almageste et de la Géographie de Ptolémée suivirent son exemple.
Dans les temps modernes, aucun astronome n’a mieux connu les avantagesqu’offrent ces phénomènes pour lè perfectionnement des connoissances géogra-phiques , que Tycho de Brahe : il insiste sur ce genre d’observations danstoutes ses lettres écrites au landgrave Guillaume de Hesse et à Rothmann ;
1 Ephemerides a&tronomicœ Vindobonenses anni 1771. Observatio transitus Eeneris anni 176g facta aMaximiliano Hell, p. 22. M. Arzberger est parvenu à déterminer, à quelques secondes près, lalongitude et la latitude de Cobourg , en ne se servant que d’une lunette propre à observer des hauteurségales, et d’une montre dont la marche étoit peu uniforme. Voyez son petit Traité : Eersuch einergeographischen Ortsbestimmung ohne TEinchelmesser und genaue Uhren , 1801.
3 Strabon, L. I, p. 7 (Vol. I, p. 18 de l’édition de Siebenkees). 'Oy.oîaf t«V vrçofgc a vraieute‘x/ùçtiKv(u,eh TfsV S'vmti p.S.KKov nu) tnrcv, vu «V yvom t)ç ajcf/.&av, ir/ùv n S'tà. tcov eKhu^TuSv «a/s kcù eektirntvvyKçifeav.
(q).
3 Plinii Historia naturalis, L. II,
4 L. I, c. 4 .
5
Curtius, IV, 9. Arrian.Plinius , H, N. Il, 72.
III, 7. Plularch . in pila Alexandri Magni ; Eiodorus Siculus, XVII.