DISCOURS PRELIMINAIRE.
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de plusieurs observations correspondantes. Si l’on mesure, au moyen clunmicromètre , la grandeur des parties éclipsées, les observations correspondantesdonnent immédiatement la différence des méridiens. On trouvera, dans le coursde cet ouvrage, l’emploi de ces diverses méthodes. II seroit inutile d’exposercomment on déduit les longitudes de l’observation des éclipses de lune. Pourne pas répéter ce que l’on trouve dans tous les traités élémentaires d’astronomie, jeme bornerai à quelques considérations générales, en indiquant en meme temps uneméthode de calcul qui m’est propre, et que j’ai employée plusieurs fois avec succès.
Tous les astronomes savent combien la pénombre delà terre rend difficile l’obser-vation exacte des éclipses, non seulement parce que l’ombre est rarement bienterminée et distincte de la pénombre, mais surtout parce que différens observateursne considèrent pas le meme point comme limite entre les deux ombres.La pénombre se mêlant successivement avec l’ombre, on ne sauroit biendistinguer leurs véritables limites ; et cette difficulté est encore augmentéeparles différences sensibles qu’offrent le grossissement des lunettes et l’organisationde l’œil de l’observateur. Le père Hell I - conseilla de n’employer, pour leséclipses de lune, que des lunettes d’un foible grossissement.; mais M. de Zach, etsurtout M. Schroter 2 .ont-prouvé que cette méthode manqueroit d’exactitude.
Lorsqu’on se trouve dans le cas de se servir d’anciennes observations cl’éclipses, ■il faut les soumettre à une critique sévère, pour pouvoir déterminer le degréde confiance qu’elles méritent. Le moyen le plus sûr me paroit la comparaisonavec les nouvelles tables lunaires. J’ai calculé directement cinquante éclipsesde lune, d’après ces tables, et je pense que les résultats auxquels je suis parvenu,sont aussi sûrs que s’ils étoient fondés sur des observations correspondantes.Le temps de l’opposition est donné par nos tables avec une exactitudesurprenante. Il est plus difficile de déterminer avec précision le vrai demi-diamètre de l’ombre dépendant des parallaxes horizontales du soleil et de lalune, et du demi-diamètre du soleil. La Hire, Cassini et Lemonnier ont déjàobservé que l’ombre projetée sur la lune est considérablement augmentée parl’atmosphère de la terre. La Hire, en calculant les éclipses de lune, ajoulai ' et même i ' ùo" au demi-diamètre de l’ombre; Gassini l’augmenta de 0.0 ", etLemonnier de 3o". Lalande 3 en discutant les observations de l'éclipse de lune , du
1 Ephemericles astronomicce Vinclohonenses anni ] 7 64 ; p. 20 3 . « Tubi Dollondiani ( dit Hell ) aut« caiadiopirici Newtoniani, si insignis sint præstantiæ, ob magnam claritatis vim, qua umbra dilula« nimis apparerc solet, ah hoc usa plane removendi.
3 Bode astron, Jahrbuch jiir 1796, S. 166.