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Premier volume.
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DISCOURS PRELIMINAIRE.

I 27

lunettes de seize à dix-huit pieds. Pingré en déterminant la longitude de Pékin,avoit été surpris de trouver que le père Kogler voyoit avec une lunette de huitles émersions des satellites de Jupiter, plutôt que Cassini et Maraldi qui seservoient de lunettes de seize à dix-huit pieds 1 2 . Le père Hallerstein 3 vanteégalement l’extrême force de la vue de Kogler, qu’il assure avoir été« visu admodum acuto. » Dans ces circonstances, il m’a paru préférable dene pas corriger les observations de Pékin, à cause de la différence des lunettesemployées. 11 n’en est pas de même si les observations ont été faites avec deslunettes cl’un grossissement très-foible, et si l’on a en même temps un certainnombre d’immersions et d’émersions observées. J’ai développé mes idées surcet objet p. 17g de ce volume; mais je dois observer ici que les correctionsne peuvent pas être les mêmes pour les quatre satellites. Dominique Cassini 4a proposé le premier d’introduire, pour cet effet, une petite équation detemps dans le calcul des éclipses : il remarque que, par une lunette de dixpieds, on voit les immersions 3 o r/ plutôt que par une lunette de quinze àseize pieds. Mais les observations de Kogler prouvent que l’emploi de cescorrections est très-douteux. M. de Cassini 5 , en comparant les observationsde Chappe à celles de Maraldi, faites avec des lunettes de dix et quinze piedsde longueur, ne trouve que i3 // cle différence, et il observe avec raison« que la vue de l’observateur, sa manière propre d’observer et d’estimer, influentplus qu’on ne pense dans les observations. »

M. de Barros 6 remarque que le temps que les satellites emploient à sortirde l’ombre de Jupiter varie selon leur élévation au-dessus de l’horizon, et quel’intensité de leur lumière est moins grande à des hauteurs peu considérables.Il plaça plusieurs verres d’une épaisseur égale devant l’oculaire de sa lunette 7 ,et il observa les hauteurs auxquelles le premier satellite de Jupiter ne restoitplus visible : il crut pouvoir déterminer, par ce moyen, lepaisseur d’une couche

1 Mémoires de VAcadémie des sciences pour 1764, p. 26g.

1 L. c., p. 34 i.

3 Observationes astronomicæ à Patribus S. J. PeUni Sinarumfactœ , autore Hallerstein 1768, in pr<ef

4 Mémoires de l’Académie des sciencespour 1729, p. 378.

3 Voyage en Californie par Chappe cl’Auteroche, p. 87. Voyez aussi le Mémoire du pere Hell, de prces-iantia tubûram pro observationibus satellitum Jovis adhibitorum, in Ephem. anni 1765, p, 270.

6 Mémoires de l’Académie des sciences de Berlin pourij 55 , p. 362.

7 Le même moyen fut proposé en 1700 par le pere François-Marie.