DISCOURS PRELIMINAIRE.
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observations comparables ? en remédiant à la différence de vue et des lunettes.Ce mémoire renferme des considérations sur la largeur du segment visible des disquesdes satellites et sur les cliangemens apportés à l’intensité de leur lumière par ladistance de Jupiter au soleil et à la terre, par celle des satellites à la planète, et parleur élévation au-dessus de l’horizon. Bailly discute en meme temps les différaiseffets des lunettes, dont dépend « la largeur du segment insensible, » et parconséquent la différence entre le temps de Y immersion vraie et la disparitionoptique. Je regrette beaucoup que les astronomes anciens n’aient généralementpas indiqué le grossissement et l’ouverture de leurs lunettes, pour pouvoirappliquer à leurs observations les équations proposées par Bailly.
Sclmlze *, membre de l’académie de Berlin, s’est livré également, 0111777,àdesrecherches curieuses sur les éclipses du premier satellite de Jupiter : il observaces éclipses avec deux instrumens, dont l’un étoit une lunette achromatiquede Dollond; l’autre, un télescope grégorien, mais d’une bonté inférieure à cellede l’instrument dioptrique. Pouvant observer deux fois la même immersion, ilobtint directement la différence du temps dans lequel le satellite disparut ou reparutdans les deux lunettes. Schulze construisit une courbe dont les abscisses étoientles sinus des distances du satellite à Jupiter, et dont les ordonnées exprimoientce que l’on peut considérer comme la différence de l’effet des lunettes. Ilréussit à représenter cette différence par une équation algébrique qui s’accordoitassez bien avec les observations partielles. Sa mort prématurée a interrompuun travail utile qui mériteroit d’être étendu à tous les satellites et à des lunettestrès-différentes par leur grossissement et par la quantité de lumière qu’ellestransmettent. Dans ces derniers temps, MM. Spath 2 et Flauguergues 3 ontfait de nouvelles recherches, et sur la certitude dont les observations deséclipses des satellites sont susceptibles, et sur les moyens de les rendre plusexactes, en employant les diaphragmes proposés par Bailly, et dont l’usagemériteroit d’être plus répandu parmi les astronomes.
Aussi long-temps que nous manquerons d’un appareil photométrique exact, ilest à désirer cpie les observateurs n’emploient, pour les satellites de Jupiter,que de bonnes lunettes achromatiques qui ne grossissent pas au-delà de cent à
1 Mémoires de V Académie des sciences de Berlin pour 1777 ; P* 1 2 3 ° 6 . B ode s astron. Jahrbuch fiir 1781 ,
S. 68 et ij5.
3 B ode’s astron. Jahrbuch fiir I 7 g 5 , S. 1 53.
3 Mélanges d’astronomie, p. 484.
A stronomie. r