REÇU EU
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Suppose-t-on que la marche diurne du chronomètre en repos ait encoreété 23",i, comme nous l’avons trouvée, avec beaucoup de régularité, enseptembre et au commencement d’octobre, l’effet de la lancha, par uncalcul semblable au précédent, seroit de 5",35. Je crois que l’on pourroitl’admettre de 6". Aussi, l’observateur remarque tout exprès que, durant cestrois jours , la mer étoit fort grosse. Cette circonstance a dû influer sur lamarche du chronomètre, après le retour de Maniquarez et de la LagunaChica.
Nous pourrons nous servir du résultat de ces memes recherches pour fixerla longitude de Caraccas. Le grand détail dans lequel nous sommes entrésdans l’examen de la marche du chronomètre, pourroit paroître superflu aupremier coup-d’œil. Mais il s’agit de constater la détermination du tempsdepuis le mois de juillet 1799 jusqu’au mois de novembre 1800, intervalledans lequel notre voyageur a fait un grand nombre d’observations inté-ressantes. Il parut important de prouver par Vexemple du séjour de Cumana,combien de soin on a pris dans la recherche exacte du temps , soin sanslequel la plupart des longitudes présentées dans le cours de cet ouvragepourroient laisser quelques doutes.
Détermination de la longitude de Cumana.i°. Par le chronomètre.
Le 8 mai 1799, à midi, le chronomètre étoit en retard de i' 58",4 sur letemps moyen de Madrid. Son retard diurne étoit de 4">4 dans l’état de re-pos, à la température de 22°,5 — 23°,7 du thermomètre centigrade. La tem-pérature de l’air de mer entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique étoit de2i°,2 —23°,7 ; à Cumana et dans les contrées voisines, de 3o° — 35°. Lamarche diurne du garde-temps étoit, comme nous l’avons vu plus haut, de— 7", c’est-à-dire, que journellement il étoit d’autant en retard sur letemps moyen.
Le 16 juillet au matin , M. de Humboldt mouilla au port de Cumana. Lechronomètre ne fut porté à terre que le 17; mais, dans la journée du 16,la chaleur avoit été fort grande sur la frégate ancrée dans le golfe de Cariaeo.Les pluies, et particulièrement les orages qui, à Cumana, s’élèvent ordi-nairement à deux heures après midi, rendirent infructueux tous les efforts