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Premier volume.
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d’observations astronomiques.

io3

Recherches sur la marche du garde-temps et sur la détermi-nation des longitudes chronométriques.

Nous avons déjà vu qu’au mois d’août 1799, le retard diurne du chrono-mètre en repos sur le temps moyen étoit de 7",o. A Cumana, l’instrument étoit,à midi, le 26 août, de 3 h 52",3 en retard. M. de Humboldt commença,le 4 septembre, son voyage dans l’intérieur de la Nouvelle-Andalousie ; cejour-là le chronomètre devoit avoir été à midi en retard de 3 h 49' 52",3 —9 X 7" = 3 11 48’ 49"?3 , le retard diurne paraissant être de 7" jusqu’au4 septembre.

Durant ce voyage, le retard diurne de l’horloge fut :

Le 9 septembre à Cumanacoa. . . 18",g.

Le 18 septembre à Caripe.9", 5 .

Mais il faut remarquer qu’à Cumanacoa l’intervalle des observations futd’un jour et demi, tandis qu’à Caripe cet intervalle ne fut que de 16 heures.

Nous avons indiqué plus haut la marche que l’horloge a suivie après leretour de Cumana.

L’observateur se plaint, en général, du temps défavorable, de la pluie etdu brouillard qui nuisirent si souvent à seâ observations dans l’intérieur dela province de Cumana. Il se plaint encore plus des contrées montagneusesoù se firent les opérations, et des secousses violentes qu’éprouvoit le chro-nomètre pendant la route. «Nous fîmes (dit M. de Humboldt) un voyage« pénible dans cette saison des pluies. Les mulets sautoient d’une roche sur« l’autre. Je doute qu’il y ait à Quito des routes qui égalent celles de la« Montana de S. Maria , de la forêt de S. Cruz et de la Cuchilla de« Guanaguana. »

Les variations qu’a éprouvées la marche de l’horloge doivent par consé-quent être attribuées aux sauts des mulets dans les routes montagneuses,particulièrement dans la fameuse descente de S. Maria, dans les endroitsappelés Sacamanteca et Purgatorio.

Il paraît naturel d’admettre que le chronomètre n’a pris que successive-ment une nouvelle marche. Cette progression paraît d’autant plus devoir êtreattribuée aux secousses, que les routes deviennent plus mauvaises, à mesurequ’on s’éloigne du port de Cumana. Jusqu’à S. Fernando, on rencontre al-ternativement des collines et des vallées, dans lesquelles la température est