48
RECUEIL
Note de M. Delambre, sur les refractions astronomiquesobservées à Pondichéry , en 1769, par Le Gentil.
Pour calculer ces observations, il faut d’abord connoître la longitude et la lati-tude de Pondichéry.
Par un milieu entre dix-sept éclipses du premier satellite, Le Gentil a trouvé :
pour la longitude. . ..5 h io' 6" est.^
par les angles horaires de la lune. . Tables de Mayer. . . 5 h io' o"
Tables de Clairaut. . 5 h io' 4"
Il s’en tient à.5 h io' 6"
Quelques secondes d’incertitude ne peuvent ici produire aucun effet sensible. Iln’en est pas de même de la latitude.
Le Gentil avoit supposé dans tous ses calculs. . . . n° 56' 3o"delat.boréale.
Il dit, p. 439 du tome I de son Voyage, qu’il a été obligé
de la l’éduire à.n° 55' 44” 38"' ou 4° w
A la page 4 I 4> il donne.. 55' 39 "
Dans la Connoissance des Temps de 1794 ? on trouve. . ii° 55' 4 1 "
Je crois qu’on peut supposer.n° 55' 4°”
La certitude de cet élément dépend de la précision avec laquelle il aura déter-miné l’erreur du premier point de la division de son quart de cercle.
Il dit, p. 44> f I ue cette erreur est de. ... 2 ' 4” 5o"' additives aux hauteurs
que l’épaisseur du fil est de 1 3", dont la moitié. = 6 " 3o'" observées.
Ainsi, la correction des hauteurs sera. . . . -J- 58" 20 '"
Son quart de cercle est dans mon observatoire ; j’ai trouvé que l’épaisseur du filest en effet encore aujourd’hui de i3 à 4"; mais ce n’est peut-être plus le même fil.Quant à l’erreur de collimation, il seroit assez inutile de la chercher aujourd’hui ;on n’en pourroit rien conclure pour le temps de ses observations. Nous sommesdonc obligés de nous contenter de la correction -j- 1 ' 58" 20 '" pour toutes les hau-teurs observées.
Mais pour calculer ces observations, il faut connoître exactement la marche de lapendule ; car le temps vrai est un élément qui est de la plus grande importancedans ces calculs.
Le Gentil régloit sa pendule par les hauteurs correspondantes; mais elles ne don-nent exactement que l’instant du midi vrai à la pendule.
Pour en déduire le temps vrai de chaque observation, il faut supposer que lamarche étoit uniforme; ce qui peut être douteux, car cette pendule n’avoit point de