RECUEIL
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matique un instrument dun faible grossissement , il faut pour le premiersatellite, une correction différente de celle que l’on appliqueroit pour lestrois autres satellites. Je pense même que chaque lune de Jupiter exige unprincipe de calcul différent.
Ces considérations m’ont engagé à laisser les résultats dans toute leursimplicité, et de fixer la longitude daprès les observations des éclipses dessatellites de Jupiter , à 4 h 3 ^' 53 ",
M. de Humboldt se plaint souvent, dans son manuscrit, de l’incons-tance du temps à Caraccas. « Nous avons veillé [ dit notre voyageur J les« nuits des9, 16, 18 et 20 décembre pour observer des immersions et des« émersions des satellites de Jupiter. Toutes nos peines furent infructueuses.<( Telle est la rapidité des variations hygrométriques dans l’atmosphère destf tropiques, que souvent le ciel est serein et étoilé cinq minutes avant le« moment d’une observation manquée. Le 16, j’avois déjà la planète dans« le champ de la lunette. M. Bonpland comptoit au chronomètre ; le ciel« étoit extraordinairement serein. Il n’y avoit plus qu’une minute ou tout« au plus une minute et demi d’intervalle jusqu’au moment de l’immersion« du satellite, et, pendant ce temps, il se forma une brume si épaisse , que« le corps de la planète même ne fut plus visible, »
Malgré cette inconstance du temps, M. de Humboldt eut la patience deveiller pendant vingt-sept nuits, presque toujours infructueusement. Le i er .janvier, une circonstance que nous croyons devoir rapporter, fit perdre uneobservation importante. « J’ai commencé la nouvelle année [dit M. de Hum-« boldt) par une étourderie dont je ne conçois pas la cause. Nous nous« étions transportés à la demeure de Don Pejro Galiegos } au pied de la« Silla, à laquelle nous devions monter lç 2 janvier. Malgré la route fati-» gante de dix-neuf heures que nous avions à faire à pied, nous résolûmes« d’observer, la nuit précédente, les trois occultations des satellites de Ju-« piter qui dévoient avoir lieu consécutivement. J’avois à-peu-près calculé« le moment des émersions ; celle du premier satellite devoit être à 4 h 3 o' ;« celle du second, à 4 h 21', et celle du quatrième, à 4 h 3 ^' du chrono-« mètre. Je veillai la nuit entière, et cependant je ne vis aucune de ces« éclipses. En approchant de la lunette à quatre heures vingt minutes,« je vis déjà deux satellites; quatre minutes après, j’en aperçus trois. Celui« du milieu paroissqit être au moment de son émersion, Ils demeurèrent