Band 
Premier volume.
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254

RECUEIL

. 1 ■■■

Buache, 1798.

Poirson, j8o5.

En longit.

En latit.

En longit.

En latit.

1

O

O

* 0 .

w

— 0° l' 2 3 "

+0° 8' 0"

1

0

0

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0

—0° I 2^

-f-o° 16' o ff

- 0° I 2 X 3 o 7/

j Maypures . . . . ,.

— 0° 3 o"

—o° io y 3 o"

+1° 3 ' 3 o"

—o° 1 i f 3 o"

J San Fernando de Atabapo.

- 0° 12S 0 "

+0° 2' 0"

— o° 8' 1 5 "

-fo° 4' 12 ' 7

I Esmeralda . . . .

— 1° 44' 20"

-f-o” 26' 3 o"

- 1° 45 ' 20 //

+0° 28' 0"

San Carlos del Rio Negro .

— 1° i'4o"

— 2° 3 / 4 o //

- 0° 0' 42''’

j S. Thomas de la Nueya Guayana. .

o° 4 ' 40"

1

O

O

Ct

0^

+0° 20"

— o° 0' 4 2"

La carte de l’Orénoque de Gumilla est la plus mauvaise de toutes. L’Oré-noque, qui, dans la réalité, prend sa source à l’est du méridien de Cumana,et même de sept journées à l’est du village de l’Esmeralda, est représentédans la carte de Gumilla comme venant de Popajan et de Santa Fé de Bo-gota. On n’y voit aucune trace du Bio Negro et du Cassiquiare. Cependantcette jonction de l’Orénoque et de la rivière des Amazones, que, récemmentencore ( en 1798), M. Buache a nommée une monstruosité géographique , esttrès-exactement représentée sur la belle carte de d’Anville, dans laquelle iln’y a de faux que la position de San Carlos, qui est placé de trois degrés tropau sud. La carte de Surville publiée par Caulin est meilleure sans doute quecelle de d’Anville. Elle indique en général assez bien le cours de l’Orénoqueet sa jonction avec le Maragnon. Mais sur les cartes de Caulin et de Lacruz,tous les endroits sont placés de beaucoup trop vers l’est et vers le sud. Ceserreurs se manifestent le plus dans la position de San Fernando de Atabapoet de l’Esmeralda. Je trouve entre ces deux Missions, parles observations deM. de Humboldt, une différence de longitude de 2 0 7’ 27", différence qui doitêtre vraie, à quelques minutes en arc près. Surville et Caulin évaluent cettedifférence à 3 ° 44 f j M. Poirson , à 3 ° 42'5 M. Buache , à 3 ° 4 °’j cl’Anville 1 ,environ à 2 0 4o', et Gz'/z, à 3° 20’.

Le journal astronomique de M. de Humboldt fournit à ce sujet les con-sidérations suivantes , qui méritent d’être consignées ici :

« J’ai été surpris ( dit notre voyageur ) de ce que mes observations pla-« cent l’Esmeralda à si peu de distance à l’est de la Bocca del Apure. Je« vois cependant, en faisant la révision des élémens de mes calculs, que

1 Je prends le point où le Cassiquiare se sépare de l’Orcnoque. Car ? du temps de d’Anville , la missionde l’Esmeralda n’existoit pas encore.