Band 
Premier volume.
JPEG-Download
 

'NIVELLEMENT BAROMETRIQUE. 307

ingénieur d’instrumens à Mexico , les quatre autres avoient été simplementchauffés et remplis de mercure récemment bouilli. Rien n’est plus facile à trans-porter que des tubes vides , et comme l’exactitude de l’expérience dépend enpartie de la propreté intérieure des tubes, il est utile de les fermer au deuxbouts à la lampe et de ne les ouvrir qu’au moment même où on les chauffe.Voyageant dans des pays où en m’éloignant des côtes de l’Amérique méridio-nale, je ne trouvai de baromètres qu’à Santa Fe, àPopayan, à Quito, et à Lima,il m’étoit agréable de pouvoir monter de temps en temps l’appareil à plusieurstubes , pour confirmer les résultats donnés par le baromètre dont je me servoispendant la route. C’est ainsi qu’un navigateur, quelque confiance qu’il ait dansla marche de son horloge , est bien aise de pouvoir comparer une longitudechronométrique à un résultat déduit de plusieurs distances de la lune au so-leil et aux étoiles.

Je regarde comme moins bonnes mes observations barométriques faites surles côtes de Cumana et de Caraccas. Le niveau n’a pas toujours pu être vérifiéavec assez de soin. Je crois que les hauteurs absolues de la ville de Caraccas,de la cime de la Silla et du couvent de Caripe sont plus grandes, quelles résul-tent de mes observations. Je me suis imposé la loi d’indiquer partout avecfranchise les causes quiont pu m’induire en erreur. Il est utile de savoir, quandil s’agit de mesure exacte, de quel côté se trouve l’excès. Ainsi j’ai distingué dansmon tableau par un type particulier les premiers 74 points qui me paroissentmériter moins de confiance que les autres, quoiqu’ils puissent fournir desmatériaux suffisamment exacts pour servir de fondement au dessin de profilsgéologiques. Dans les observations astronomiques, dans le pgeassa d’une étoilepar le méridien, dans une série de distances lunaires, les nombres mêmesfont voir si les observations sont bonnes, si elles sont médiocres ou mauvaises.Le lecteur est mis en état de juger lui-même delà valeur du résultat. Au con-traire , une hauteur barométrique tirée du journal d’un voyageur est isolée,comme le seroit l’observation d’une seule émersion d’un satellite de Jupiter,faite dans lin lieu où jamais instrument astronomique 11’a été porté. Rien nepeut faire connoitre le degré de probabilité qu’on doit accorder aux résultatsobtenus.

Le grand nombre d’observations que j’ai faites , conjointement avec M.Bon-

servi dans ses excursions botaniques. Il sera utile de rappeler ici que j’ai décrit, il y a dix ans , dans leJournal de Physique, un baromètre à plusieurs tubes, dont l’un peut être substitué à l’autre , au cas d’unaccident, sur le sommet d’une montagne même.

Pvuyj. ... ' •' -