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lande lui-même 5 qu’il avoit tenu compte de la variation du mouvement ho-raire de la lune; que, du reste , cette occultation devoit présenter des incon-véniens lorsqu’on s’en sert pour déterminer les longitudes, parce que ladifférence de latitude de la lune et d’Aldebaran étoit alors presque aussigrande que le demi-diamètre de la lune.
M. Wurm essaya ausHi de déduire de cettë occultation la vraie longitudede Porto-Rico; il la trouva de 4 * 1 34' 7 ", 6 ; résultat encore plus grand quecelui de M. Delalande de 43", 6 . « Il est imposible ( dit cet astronome ) que la« différence entre le résultat de Triesneker, le mien et celui de Delalande ,« vienne de ce qu’on n’a pas tenu compte du mouvement horaire de la lune« dans le calcul du temps des conjonctions ; comme Delalande le présume.« M. Triesneker et moi, nous avons, depuis long-temps, déterminé, comme« il convient, le mouvement horaire de la lune ». M. Wurm, en faisant en-suite quelques changemens aux calculs de Triesneker , et en ayant égard àl’immersion aussi bien qu’à l’émersion observées, trouve la longitude dePorto-Rico 4 I 1 34' 10 ",3 : l’astronome de Vienne n’avoit eu égard qu’à l’immer-sion seule, « D’après mes calculs ( ajoute M. TVurm ), les observations faites« par M. Messier à Paris, et à Porto - Rico , par M. Churucca, s’accordent« parfaitement ; l’une et l’autre donnent absolument la même latitude ; l’im-« mersion et l’émersion font trouver le même temps de conjonction, à deux« ou trois dixièmes de secondes près. J’en conclus qu’on peut, avec assez de« certitude, s'en servir pour trouver la différence de longitude entre Paris« et Porto - Rico » \
Tandis que trois astronomes distingués s’occupoient avec ardeur à vé-rifier la longitude de Porto-Rico, M. Lévêque ne sembla pas y attacher lamême importance. M. Ferrer avoit adressé au bureau des longitudes de Parisun Mémoire important sur la position astronomique de plusieurs points del’Amérique septentrionale. M. Lévêque , dans un rapport, en rendit compteà l’Institut. « La longitude de Porto-Rico (y est-il dit) déduite de l’obser-;« vation & du 21 octobre 1793 ) est de 33' 38" à l’occident de Paris,(f le citoyen Delalande a [trouvé par l’observation du même phénomène j« 4 h 33' 24", et M. Triesneker, 4 h 33' 58", 2 . Nous n avons pas cru néces-« saire de chercher minutieusement la cause de cette différence ,■ nous« dirons seulement que M. Ferrer a calculé directement ses élémens par
1 Zacli, Monatliliclie Corre.îponilenz , 1 Band., pag. 602, sqq. ,,
Astronomie , Vol. II. 16