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Douxième volume.
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d’observations astronomiques. i83

à Carthagène. Les observations purement célestes de M. de Humboldt,faites à Cumana et à l’île de Baru, près Carthagène , donnent la différencedes méridiens entre Cumana et Carthagène, n° 16' 57"; résultat qui nediffère que de trois minutes en arc de la détermination chronométrique deM. Fidalgo. Cet accord prouve d’une manière non équivoque que la posi-tion que nous désignons aux deux ports de Cumana et de Carthagène , estexacte.

J’établis donc la position géographique de la cathédrale de Cartagena deIndias de la manière suivante :

Longitude. . . . 5 ]l n' 20",o = 77 0 5 o' o"

Latitude nord . . io° 25 ' 58 "

Longitude de Cerro de la Popa . 5 h 11 ' i4">3 — 77° /fi' 5.5"

Latitude nord .io° 25' 5j" (d’après les observât, de M.. Fidalgo. )

C’est sur la position de Carthagène que M. de Humboldt a fondé lesnombreuses déterminations de longitudes qu’il a faites pendant le cours desa navigation sur la rivière de la Madeleine. Mais avant de rapporter lesobservations de noti’e voyageur, il sera nécessaire de retourner , pour unmoment, à l’ile de Cuba, et de faire connoître les longitudes fixées pendantle voyage de Batabano à Carthagène.

Détermination de longitudes au moyen du chronomètre.

Dans le livre précédent ( Vol. II, pag. 85 ), j’ai indiqué la marche que sui-voit le chronomètre de M. de Humboldt pendant son séjour à la Havane. Nousy avons vu que son retard diurne étoit de 23 ",o sur le temps moyen pendantle repos , et 25 ",o pendant le voyage; c’est cette dernière marche du chrono-mètre que j’ai adoptée pour le voyage de la Havane à Eatabano.

La navigation de Batabano à Carthagène ne ressembloit guères, quant autemps et à l’agitation de la mer, au trajet de la Nueva Barcelona à la Ha-vane. Les tempêtes les plus violentes régnoient pendant une grande partiede ce dernier trajet, tandis que dans le voyage à Carthagène, la mer étoitpresque constamment belle, et que le calme dura pendant plusieurs jours.Le mouvement du Pilot-boat étoit à peine sensible. Ce ne fut que sur lescôtes de la terre-ferme, dans le voyage depuis l’embouchure du Rio Sinùà Carthagène, que le roulis étoit très-fort. A Carthagène, où M. de Hum-