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Douxième volume.
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D* OBSERVATIONS ASTRONOMIQUES, 5^5

aussi dans les réfractions horizontales : plus le décroissement est rapide, et plusil faut craindre qu’il s’écarte de la progression arithmétique. Le même coefficientbarométrique ne paroit pas applicable à des mesures faites à différentes heuresdu jour ou en différentes saisons. M. de Humboldt trouva que, pendant troisjours, l’angle de hauteur des volcans ne changea que de 2' 8". Le temps étoittrès-beau, le ciel sans nuages : thermomètre de Réaumur, à l’ombre, i 5 °;hygromètre de Deluc, 21 0 : le double angle de l’Iztaccihuatl étoit, à 20 h 3 o',de 5°27'2 // ; à 2i ll 28 / , de 5°26' i 5 ", à 22 11 32 ', de 5 ° 25 ' io" : la dimi-nution de 22 h 32 ', à i h 3 o', n’étoit pas de 8^, et en trois jours consécutifs,les angles étoient, à trois ou quatre secondes près, les mêmes aux mêmes heures.

Le tableau suivant indique combien les erreurs que l’observateur pourroitavoir commises dans la détermination de la hauteur absolue des montagnes ,et dans la mesure des angles de hauteur , influent sur l’évaluation desdistances.

UNE TOISE D’ERREUR

dans

la différence des hauteursproduiroit :

UNE SECONDE D’ERREUR

dans

l’angle de hauteurproduiroit :

DISTANCES VARIABLES

d’après ces erreurs.

i4,2 loises -

a ^ lois».

De Mexico au Popocatepetl.

10,6

°>9

Du Popocatepetl à la Pyramide.

32,3

8,3

De la Pyramide au pic d’Orizaba.

31 >7

6,2

Du pic d’Orizaba à Vera-Cruz.

On voit, d’après ce tableau, que l’accord qui existe entre le résultat del’opération hypsométrique de M. de Humboldt et les observations purementastronomiques, prouve pour l’exactitude des déterminations de hauteurs au-dessus du niveau de l’Océan.

Les angles azimutaux donnent la latitude de la pyramide de Cholula, de 1 ' 49"trop grande l . Or , comme les latitudes de cette pyramide du pic d’Orizaba etde la Vera-Cruz ont été déterminées par des observations astronomiques, ilest aisé d’appliquer des corrections aux angles azimutaux, pour faire cadrer

1 Cette erreur provient en partie de la forme irrégulière du rocher de l’Iztaccihuatl, qui ne présentepas le même aspect du côté de Mexico et du côté de Cholula. 11 s’agit ici d’un des problèmes lesplus difficiles qu’offre l’astronomie pratique. On détermine l’azimut et la distance de l’objet a, vu en bet c; on cherche la latitude de e, en la réduisant, par les angles de hauteur et par les azimuts, à cellede b, que l’on regarde comme connue : or, c’est cette latitude conclue qui doit coïncider avec le résultatd’une observation astronomique faite en c.