Band 
Douxième volume.
JPEG-Download
 

584

RECUEIL

2 ) Éclipses des satellites de Jupiter.

M. Maskeljne fit ses observations des satellites avec un télescope de Birdde deux pieds, à l’exception de quelques-unes qui furent faites avec une lunettede dix-huit pouces, construite par M. Short. ,

Pour découvrir l’erreur des tables de M. Delambre, il a été de la plus hauteimportance de les comparer à des observations faites avec des lunettes dontla construction fut la meme que celle des lunettes de M. Maskeljne. J’aiété assez heureux de trouver quelques observations faites à Greenwich, parShort et Nathanaël Bliss, vers le temps oùM. Maskeljne observa les satellitesà la Barbade. En les comparant aux tables de M. Delambre, on trouve lesrésultats suivans :

IMMERSIONS

et

ÉMERSIONSdu i. cr satellite

de Jupiter.

TEMPS

RÉDUIT A PARTS.

VRAI

d’après les tables.

CORRECTIONS.

OBS ERVATEURS

et

REMAUQUES.

Immersions.1763, i 4 octob.

i7 h 8 ' 22",0

17 11 8 ' 37 ",8

+ i 5",8

Bliss, à Greenwich.

x 6 octob.'

ll h 5 <i' 21 ",O

ll h 37' 25",7

+ 4 ", 7

Bliss. 1

cr

1. nov.

Li h 2b",0

9 h 55 ' n",o

9 h 45 ' 47 ",o

g h 55 ' 12 ",4

9 h 46 ' i 5",8

+ o ",7

+ i ",4

+ 26",8

Short, à Londres. i

Short. Une observation faite à \

Émersions.

1764, 10 févr.

Glasgow donne J i5'',4pour 1la correction des tables.Chappe, a Paris.

24 févr.

i2 h 3 g' 5 ",o

12 h 38 ' 2",2

— 60", 8

|

4 mars.

9 h 4 ' 9 ">°

9 h 3 ' 58 ">9

— ■ 10", 1

l Bliss.

12 avril.

7 h 5 i' o",o

7 h 5 o' o ",5

- 5 g",7

1

L’erreur, des tables, pour les mois de novembre et de décembre 176.3,paroit être de deux secondes, qu’il faut retrancher de l’époque des immersions.Quant aux temps des émersions, je n’ose pas les corriger, parce que lesobservations faites à Greenwich ne s’accordent ni entr’elles, ni avec cellesde l’abbé Chappe. D’ailleurs, la correction d’une minute en temps me paroitbeaucoup trop grande pour les excellentes tables des satellites deM .Delambre.On auroit plutôt lieu de croire que M. B lis s s est aperçu trop tard delemersion ; si l’on considère en outre que l’observateur qui f le premier, voitsortir un satellite de l’ombre de la planète, mérite la préférence, et que, par