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Douxième volume.
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RECUEIL

COTE OCCIDENTALE DE L’AMÉRIQUE, AU NORD DU CAP

SAINT-LUCAS.

Pour compléter la révision de toutes les observations astronomiques faitesdans le nouveau continent, j’ai cru devoir soumettre à de nouveaux calculs cellesqui ont été faites par différens navigateurs espagnols, anglois et françois, surles côtes occidentales de l’Amérique, depuis le cap S.-Lucas jusqu’à la péninsuled’Alaska 1 . La discussion de ces calculs est contenue dans le second volumede l’ouvrage que j’ai publié en allemand, sous le titre de Recherches sur laGéographie du Nouveau Continent 2 . Je me bornerai ici à six points principaux,auxquels on peut lier toutes les parties de la côte, dont la longitude ne se fondeque sur le transport du temps. Je ne citerai point les résultats des distanceslunaires prises par Meares, Portlock et Dixon, parce que ces navigateurs n’ontpoint corrigé leurs observations des erreurs des tables de la lune et du soleil,et parce qu’ils ont souvent négligé d’indiquer le jour où leurs observations ont étéfaites. Je fixerai surtout mon attention sur les travaux de Malaspina, Galiano ,N aide s et Espinosa, de même que sur ceux de Eancouver, de Lapérouseet de Marchand. Rien n’indique , dans l’excellent ouvrage de Vancouver, queles distances lunaires qu’il a prises aient été corrigées par des observations dupassage de la lune à la lunette méridienne, ou par quelques autres observationscorrespondantes, faites en Europe. En ajoutant ces corrections, qui rétablissentl’harmonie entre les travaux du navigateur anglois et les résultats obtenus parles astronomes françois , j’ai supposé que le rédacteur de l’ouvrage de Vancouvera calculé d’après Y.Almanach de Greenwich, et le rédacteur du voyage deMarchand, d’après la Connoissance des temps. On sait qu’à cette époqueles éphémérides de Greenwich et de Paris n’étoient point encore calculéesd’après des tables aussi exactes que le sont celles de M. Burg. Les observa-tions des voyageurs françois et anglois se trouvent par conséquent affectées dedeux sortes d’erreurs, de celles des tables anciennes de la lune, et de cellesqui résultent du manque d’observations correspondantes. On voit de nouveau,par cet exemple, combien il seroit important que les voyageurs publiassent,dans le plus grand détail, leurs observations originales, et qu’ils indiquassentet la méthode d’après laquelle ils ont fait leurs calculs, et les corrections qu’ilsont employées.

1 Comparez le tableau historique des découvertes faites par les Espagnols , sur la côte nord - ouest, dansl Essaipolitique sur le royaume de la Nouvelle-Espagne, par M. de Humboldt, p. 328—35o.

a Untersuchungen uber die Géographie des Neuen Continents, etc,, 2 yol. in- 8 .°; Paris 1810 , F. Schcell.