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Tome douzième.
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humain. C’est à cette classe nombreuse de' chanter le PseaumeCceli enarrant , & c’est elle en effet qui le chante. Tous lespeuples de la terre connoiíTenc Sc adorent Dieu, & quoiquechacun l’habille à fa mode , fous tous ces vêtemens divers ,on trouve pourtant toujours Dieu. Le petit nombre d’élitequi a de plus hautes prétentions de doctrine, Sc dont le gé-nie ne se borne pas au sens commun, en veut un plus transcen-dant ce n’est pas de quoi je le blâme : mais qu’il parte de-làpour se mettre à la place du genre-humain, Sc dire que Dieus’est caché aux hommes, parce que lui petit nombre ne levoit plus, je trouve en cela qu’il a tort. II peut arriver, j’enconviens , que le torrent de la mode, Sc le jeu de l’intrigueétendent la secte philosophique Sc persuadent un moment à la »

multitude qu’elle ne croit plus en Dieu: mais cette mode passa-ger e ne peut durer, & comme qu’on s’y prenne, il faudratoujours à la longue un Dieu à l’homme. Enfin quand forçantla nature des choses, la divinité augmenteroit pour nous d’évi-dence , je ne doute pas que dans le nouveau lycée on n’aug-mentât en même raison de subtilité pour la nier. La raisonprend a la longue le pli que le cœur lui donne, Sc quand onveut penser en tout autrement que le peuple, on en vient àbout tôt ou tard.

Tout ceci, Moníîeur, ne vousparoít gueres philosophique,ni à moi non plus; mais toujours de bonne foi avec moi-même , je sens se joindre à mes raisonnemens, quoique sim-ples , le poids de l’afífentiment intérieur. Vous voulez qu’ons’en défie ; je ne saur ois penser comme vous fur ce point, Sc 'je trouve au contraire dans ce jugement interne une sauve-Pieces diverses, Q