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Tome douzième.
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DE WIRTEMBERG,

M9

un ressort dans la mécanique morale , mais il repousse tou-jours la main qui le fait agir. Faisons quelques observationsnécessaires pour notre objet.

Nous voulons que l’enfant soit cher à sa gouvernante, 11faut pour cela que le sort de la gouvernante soit lié à celui dePensant. II ne faut pas qu’elle dépende seulement des soinsqu’elle lui rendra , tant parce qu’on n’aime gueres, les gensqu’on sert, que parce que les soins payés ne font qu’appa-rens, les foins réels se négligent ; Sc nous cherchons ici desfoins réels.

II faut qu’elle dépende non de ses foins , mais de leur succès,Sc que fa fortune soit attachée à Peffet de Péducation qu’elleaura donnée. Alors seulement elle se verra dans son Eleve Scs’affectionnera nécessairement à elle ; elle ne lui rendra pas unservice dc parade & de montre , mais un service réel ; ou plu-tôt , en la servant, elle ne servira qu’elle-méme ; elle ne tra-vaillera que pour soi.

Mais qui fera juge de ce succès ? La foi d’un pere équitable ,& dont la probité est bien établie, doit suffire ; la probité est uninstrument sûr dans les affaires , pourvu qu’il soit joint au dis-cernement.

Le pere peut mourir. Le jugement des femmes n’est pas re-connu assez sûr, & l’amour maternel est aveugle. Si la mereétoit établie juge au défaut du pere, ou la gouvernante nes’y neroit pas, ou elle s’occuperoit plus à plaire à la mere qu’àbien élever Pensant.

Je ne m’étendraì pas sur le choix des juges de Péducation.II faudroit pour cela des connoissances particulières relatives

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